CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°16 2016-2017 « LES CINQUANTE ANS DU FESTIVAL DE MONTREUX SUR LES BORDS DU LAC LEMAN EN SUISSE » – 09 JANVIER 2017

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Le Festival de Montreux ouvre ses portes


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Sur les bords du Lac Léman, le Festival de Montreux est créé, il y a cinquante ans, en 1967, par un fan de jazz suisse Claude Nobs, avec ses amis Géo Voumard et René Langel. Le budget à l’époque est plus que modeste : 10 000 francs suisse. Le succès est immédiat. Depuis, le Festival rassemble en juillet de chaque année toutes sortes de musiques. Ainsi Nina Simone, Miles Davis, Ella Fitzgerald, Marvin Gaye, Prince, Leonard Cohen, David Bowie, Santana et bien d’autres, se sont produits à Montreux. Il est le deuxième plus grand festival de jazz annuel après le Festival International de Jazz à Montréal au Canada. En 1967, à sa création, le Festival de Montreux se déroule sur trois jours avec Charles Lloyd, qui vient d’être révélé au public américain et Keith Jarrett devenu depuis mondialement célèbre. La deuxième édition en 1968, voit la venue du pianiste Bill Evans qui obtiendra un Grammy Award pour l’album enregistré sur place avec Eddie Gomez à la basse et Jack De Johnette à la batterie, album sur la pochette duquel figure le Château de Chillon. La venue en 1969 du groupe anglais de blues rock blanc Ten Years After sur invitation expresse de Claude Nobs, crée un certain émoi auprès des festivaliers car cette arrivée donne une coloration nouvelle au Festival de Montreux qui se tournera dès lors, au-delà du jazz, vers le blues, le thythm and blues, la soul music voire le rock and roll. Heureusement la même année, la venue du pianiste et chanteur de jazz Les McCann, qui compose et interprète sur place « Swiss Movement », restera un événement heureux du Festival qui prendra, grâce à cette composition, ses lettres de noblesse. Malgré ce, le malaise des puristes de la première heure persistera et certains finiront par s’éloigner du Festival.

Depuis la création du Festival en 1967, les enregistrements sonores et vidéos se sont succédé. Les premiers enregistrements ont été réalisés par la Télévision Suisse Romande qui a ainsi constitué un fonds d’archives absolument remarquable.

Le fondateur du Festival, Claude Nobs est mort il y a quatre ans, le 10 janvier 2013, des suites d’un accident de ski de fond. Mathieu Jaton a repris la direction du Festival de Montreux.

Campus Meeting Jazz célèbre ce les 50 ans du Festival avec une suite le 16 janvier. Campus Meeting Jazz présente ses compliments et ses meilleurs voeux au Festival de Montreux.

Pour illustrer les meilleurs moments du Festival de Montreux dans cette première partie : Feelings par Monty Alexander en 1977 / Someday my prince will come par Bill Evans en 1968 / I heard it through the grapevine par Marvin Gaye en 1980 / All of me par Dee Dee Bridgewater en 1990 / Backlash Blues par Nina Simone en 1976 / Price you gotta pay to be free par Les McCann en 1972 / Battle hymn of the Republic par Monty Alexander en 1977 / Home Again par Les McCann en 1972.

« Feelings » de Monty Alexander est dédié à Maurice Coste, mon frère, qui était un grand amateur de jazz et de blues.

« Festival de Montreux : les 50 ans » La suite la semaine prochaine : le 16 janvier 2017.

Bonne Année à tous

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


JOYEUX NOEL AVEC CAMPUS MEETING JAZZ

Joyeux Noël avec Campus Meeting Jazz

Joyeux Noël à tous avec plein de CD et de DVD de Jazz devant le sapin

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »

Jean Claude


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°15 2016-2017 « DE LESTER YOUNG & LENNIE TRISTANO A MILES DAVIS… LE JAZZ COOL » – 12 DECEMBRE 2016

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L’acte de naissance du style Cool en 1949 avec le nonette de Miles Davis


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Le « Cool » (littéralement « frais », « décontracté ») désigne la période post-bop de 1948 à 1955. Ce n’est pas à proprement parler « une école » mais plutôt la convergence d’un certain nombre d’expériences concernant une expression musicale nouvelle à l’époque, en réaction devant l’exubérance et l’extériorisation musicales habituellement associées au jazz depuis le style Nouvelle-Orleans. Ces recherches menées par les propagandistes du style Cool, ne marquaient aucune césure mais officialisaient l’apparition d’un courant sous-jacent à l’Histoire de la musique afro-américaine, fondée sur la continuité entre Bix Beiderbecke et Lester Young – le véritable inspirateur du style Cool – du Blue Four de Joe Venuti/Eddie Lang au sextette de John Kirby ou des grands orchestres d’Artie Shaw et Claude Thornhill au nonette de Miles Davis de 1948 exécutant les arrangements élaborés par Gil Evans, John Lewis ou Gerry Mulligan. Ces arrangements qui eurent un impact décisif sur l’après-bop. Cette nouvelle écriture musicale due à Miles et à Gil Evans notamment, s’inscrivait dans la ligne des recherches menées auparavant par un musicien comme Lennie Tristano – le véritable précurseur – et d’autres comme Gerry Mulligan, Dave Brubeck à New York et, en Californie, Shelly Manne, Shorty Rogers, Jimmy Giuffre.

La démarche qui unit tous ces musiciens qui, rappelons-le, ne constituent pas véritablement une « école », est d’abord le recours à l’arrangement écrit ou spontané, ensuite au refus de toute agressivité sonore, enfin à l’appel à certains procédés mélodiques venus de la musique classique européenne.

Ces tendances du style Cool devaient disparaître dans les années qui suivirent les années 50. On en retrouvera pourtant encore quelques traces dans la musique de certains groupes des années 1970 comme par exemple ceux de Gary Burton et James Newton alors que l’on était en pleine période « Free » évidemment hostile à la musique Cool qualifiée avec mépris par les musiciens Free de… « musique de blancs ».

Découvrir le Cool ce soir avec… These Foolish Things de Lester Young / Porgy de Buddy DeFranco / Blues Petite de John Kirby / Bop, Look And Listen de George Shearing / Sax Of A Kind de Lennie Tristano / Mambo Del Crow de Shorty Rogers / You Go To My Head de Dave Brubeck / Flip de Shelly Manne / Too Marvelous For Words de Billy Bauer / Moon Dreams de Miles Davis / Jeru de Miles Davis / Boplicity de Miles Davis / Swing Shift de Howard Rumsey

Bonnes Fêtes et Bonne et Heureuse Année 2017

Rendez-vous le 9 janvier 2017 pour un hommage aux « 50 années du Festival de Montreux »

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Jean Claude


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°14 2016-2017 « ANDREW HILL, UN HAITIEN DANS LE BEBOP NORD-AMERICAIN DES ANNEES 60  » – 05 DECEMBRE 2016

Andrew Hill
Un haïtien dans la communauté noire américaine


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Andrew Hill est né à Port-au-Prince à Haïti le 30 juin 1937. Sa famille s’installe à Chicago alors qu’il est enfant. Il va dès lors pratiquer le chant, l’accordéon et, les claquettes qu’il affectionne particulièrement. Il découvre le piano à treize ans. A seize, il est déjà musicien professionnel, jouant du piano et du saxophone baryton dans l’orchestre de rhythm and blues de Paul Williams. On est en 1953. Cette même année, il accompagne Charlie Parker de passage à Chicago, au Greystoke Ballroom. Puis ce seront toute une série de concerts avec des musiciens comme Von Freeman, Gene Ammons, Johnny Griffin, Miles Davis et Roy Eldridge. En 1954, il enregistre dans le quintette du contrebassiste Dave Ship, mais c’est l’année suivante, en 1955, qu’il enregistre en leader, l’album « So In Love With The Sound Of Andrew Hill », accompagné du contrebassiste, Malachi Favors et du batteur, James Slaughter. En 1961/1962 il accompagne Dinah Washington et des musiciens comme Johnny Hartman et le génial Roland Kirk à Los Angeles. C’est d’ailleurs en jouant avec Kirk au Lighthouse de Los Angeles qu’il rencontrera sa deuxième femme, l’organiste Laverne Gillette, qu’il épousera un an plus tard à New York (on ne sait rien de sa première femme). En 1963, il enregistre un excellent album pour Blue Note avec Joe Henderson « Our thing », c’est à partir de là qu’il va réaliser ses oeuvres majeures pour la firme Blue Note jusqu’en 1969. On peut citer « No Room For Squares » avec Hank Mobley,  » Dialogue » avec Bobby Hutcherson en 1965, « Involution » avec Sam Rivers en 1966… Jusqu’en 1970 il fréquentera des musiciens aussi prestigieux que Roy Haynes, Elvin Jones, Tony Williams, Eric Dolphy, Freddy Hubbard, Ron Carter, Lee Morgan. Il quittera New York pour la Californie en 1969 où il se produira en concert, sans enregistrer un seul album. En 1971-1972 il intègre en qualité de compositeur résident la « Colgate University de Hamilton » près de New York où il obtiendra un doctorat de composition en 1972. Installé à Pittsburg en Californie en 1975, il reprend goût pour les festivals : France et Montreux en 1975, Japon en 1976, Italie en 1980. Il explore alors le piano solo puis enregistre avec Lee Konitz, Cecil McBee, Barry Altschul. Il joue dans des prisons comme San Quentin et dans des écoles où il pratique la musicothérapie, enfin il rejoue dans des festivals américains, européens, japonais. Il meurt en 2007 dans le New Jersey.

Son double ancrage, à la fois haïtien et nord-américain, lui confère une personnalité ambiguë. En effet son jeu au piano combine à la fois l’incantation issue de ses lointaines racines africaines et son goût pour la mélodie alliée à un drive percussif et qui provient de son éducation au sein de la société nord-américaine. C’est une façon de jouer sensuelle comme indiqué dans le commentaire de la photo d’Andrew Hill. Il se situe dans la lignée de musiciens de jazz comme Art Tatum, Bud Powell voire Thelonious Monk.

Spectrum / New Monastery / Smoke Stack / The Day After / Wailing Wail / Ode To Von / Not So / Verne

La semaine prochaine : « Le style Cool et la suite »

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°13 2016-2017 « ANA POPOVIC ? LA BLUESWOMAN OU LA JAZZWOMAN ? » – 28 NOVEMBRE 2016

Ana PopovicL'album Trilogy


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Ana Popovic, chanteuse et guitariste de blues et de jazz, naît à Belgrade le 13 mai 1976. Son père, guitariste de blues, possesseur d’une importante collection de disques, l’initie dès le plus jeune âge, au jazz et au blues. Ana apprend ainsi la guitare électrique et en profite pour créer son propre groupe de musiciens de blues : « Hush », groupe qui enregistre en 1998 le CD « Hometown », le tout premier disque d’Ana Popovic. Les concerts donnés en Yougoslavie sont nombreux et Ana participe de plus aux premières parties du bluesman américain, Junior Wells, en déplacement en Europe.

En 1999 elle se rend aux Pays-Bas pour à la fois étudier la guitare de jazz et, donner des concerts aux Pays-Bas et en Allemagne. Son album « Comfort to the soul », paru en 2003, était déjà un mélange de blues, de soul et de jazz. Son dernier album « Trilogy », paru en 2016, que l’on découvre dans le cadre de cette émission, reprend en l’amplifiant la formule dans laquelle la musique de jazz reste omniprésente. Ana évoque dans la revue « Blues Magazine » n°82 du dernier trimestre 2016, son projet concernant l’album « Trilogy »… « Un projet où je présenterais trois différents aspects de ma personnalité et ferais reconnaître trois types de styles différents avec les sonorités qui vont avec ».

Découvrir « Trilogy » d’Ana Popovic… New Coat of Paint / Waiting on You / In a Sentimental Mood / Old Country / Heaven’s Crying / You Don’t Know What Love Is / Johnnie Ray / Woman to Love / Wasted / Too Late / She Was a Doorman / Train.

Semaine prochaine: Le pianiste Andrew Hill

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Jean Claude


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°12 2016-2017 « CATERINA VALENTE & CHET BAKER A BADEN BADEN EN 1956  » – 21 NOVEMBRE 2016

Caterina Valente à Baden Baden en 1956Il est 16 heures un jour de mars 1956 à Baden Baden. Caterina et Chet sont songeurs.
Caterina et Chet dans les studios Polydor/Brunswick le 26 mars 1956.
La pendule du studio d’enregistrement indique 16 heures. Il y a 60 ans !


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Caterina Valente est une chanteuse et guitariste née en France dans une famille d’origine italienne en 1931. Ses parents l’ont très vite initiée à la chanson qu’elle pratique dans 12 langues différentes et qu’elle en parle couramment au moins 6. Ses enregistrements commencent en 1953 alors qu’elle a à peine un peu plus de 20 ans. Elle chante notamment en République Fédérale d’Allemagne à l’époque, dans l’orchestre de Kurt Edelhagen avec lequel elle enregistrera, entre autres, son succès « La Malaguena ». En 1957, au Casino de Paris elle tourne un film musical avec Vittorio De Sica et Gilbert Bécaud. Comme sa carrière s’étend outre atlantique, elle fréquente assidument aux Etats-Unis, le « Dean Martin Show ». Depuis les années 1970, elle est considérée comme une grande star en Allemagne. Elle a enregistré et chanté avec de nombreux artistes internationaux comme Louis Armstrong, Benny Goodman, Ella Fitzgerald, Buddy Rich, Bill Haley et… Chet Baker. En effet, un jour de début de printemps 1956, elle est à Baden Baden pour enregistrer un disque de chansons quand, par hasard, elle croise dans les bureaux du studio d’enregistrement Polydor/Brunswick, Chet Baker venu lui même enregistrer avec ses musiciens. C’est le coup de foudre réciproque, musicalement parlant, entre les deux artistes et l’occasion pour eux d’enregistrer « à deux voix » les titres : « I’ll Remember April » et l’incroyable standard de Cole Porter… « Every Time We Say Goodbye ». La magie opère. La belle voix de Caterina et le son feutré de la trompette de Chet se marient parfaitement.

Chesney Henry Baker Jr. trompettiste et chanteur, de son vrai nom Chet Baket, est né le 23 décembre 1929 à Yale dans l’Oklahoma et mort le 13 mai 1988 à Amsterdam aux Pays-Bas. Installé en Californie en 1939 avec ses parents, à l’âge de 17 ans il se passionne pour le bebop pratiqué par Dizzy Gillespie et Charlie Parker. Il décide deux ans plus tard, en 1948, d’apprendre l’harmonie et la théorie musicale avant de s’engager dans l’armée. Ejecté de l’armée pour indiscipline en 1951, il est remarqué par Charlie Parker qui l’embauche pour sa tournée sur toute la Côte Ouest américaine en 1952. La même année Chet Baker crée son premier quartette avec Gerry Mulligan qui est un saxophoniste baryton de renom. La collaboration avec Mulligan entamée à la suite d’une grave affaire de drogue qui verra Mulligan emprisonné, Chet décide de recréer un quartette avec le pianiste Russ Freeman de 1953 à 1954. Il connaît peu de temps après le succès discographique avec son « Chet Baker sings » en 1954. C’est le succès ! Le célèbre photographe des stars du jazz, William Claxton s’emploiera dès lors à forger le mythe Baker du playboy aux belles voitures. C’est vrai que Chet Baker est lui aussi un peu comme ça et qu’avide de gloire, il entretient cette image. Après un bref séjour en 1955 en Europe où il grave des faces mémorables à Baden Baden avec l’orchestre de Kurt Edelhagen et la chanteuse franco-italienne, Caterina Valente. Il rentre aux USA en 1956 pour enregistrer avec des musiciens prestigieux comme le saxophoniste Art Pepper pour les superbes albums, « The Route » et « Playboys ». Il connaît alors des ennuis avec la justice pour consommation de drogue et est emprisonné. Cela ne l’empêchera par heureusement de graver de très belles faces en 1958 avec le pianiste Bill Evans et le batteur Philly Joe Jones. Reparti en Europe en 1959 puis en 1964, il connaît là aussi des ennuis avec la police et est plusieurs fois emprisonné et expulsé d’Allemagne et d’Italie. Après une agression de dealers qui le rouent de coups en 1966 à San Francisco, il doit interrompre sa carrière et ne revient à la scène qu’en 1973. De 1975 à sa mort il va jouer en Europe, aux Etats-Unis avec des musiciens aussi variés que, Philip Catherine, Jean-François Jenny-Clark ou Riccardo Del Fra.

Le 13 mai 1988 il fait une chute mortelle de la fenêtre de sa chambre d’hôtel à Amsterdam. Il repose à Inglewood en Californie.

Ce que l’on retient du style de Chet Baker c’est la délicatesse, la fragilité, ses phrases sinueuses, vaporeuses, sensuelles dans un registre grave et lyrique. On est loin de l’exubérance un peu déjantée d’un Gillespie. Chet Baker fut après le bebop l’un des précurseurs du style West Coast des années 1950-1960.

I’ll Remember April (Caterina & Chet), Every Time We Say Goodbye (Caterina & Chet), I Get a Quick Out of You (Caterina), Baker’56 (Chet), Good Morning Blues (Caterina), Marilyn (Chet), Don’t Worry ‘ Bout Me (Caterina), Isn’t Romantic ? (Chet), All of Me (Caterina), Lullaby in Rhythm (Chet), Them There Eyes (Caterina), I Should Care (Chet), C’est si bon (Caterina), Autumn in New York (Chet), Stormy Weather (Caterina), Polka Dots and Moonbeams (Chet)…

La semaine prochaine ce sera « Ana Popovic et le jazz… Nouvelle facette de la blueswoman ? »

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Jean Claude


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°11 2016-2017 « AKOSH SZELEVENYI & SON GROUPE « AKOSH-S-UNIT » – 14 NOVEMBRE 2016

Akosh S. UnitAkosh Szelevényi
Akosh Szelevényi et le groupe Akosh-S-Unit


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Akosh Szelevényi, surnommé Akosh S. est né le 19 février 1966 à Debrecen en Hongrie. Saxophoniste Free, il a été influencé tout naturellement par les musiques d’Europe centrale. Il fait des études musicales de 1972 à 1980 à Budapest : il étudie notamment la clarinette et la flûte. De 1980 à 1982 il entame une formation classique de basson et, semble découvrir le jazz grâce à l’intermédiaire de Frank Zappa. En 1982 il choisit de pratiquer le saxophone. En 1985 1986 c’est la fuite vers Paris après quelques ennuis avec le régime communiste hongrois. Il va alors rencontrer le batteur Philippe Foch avec qui il va enregistrer jusqu’en 2003, puis il complète son groupe de Bernard Malandain, contrebassiste et de la violoniste, Michèle Véronique. Ces dernières années, il crée les musiques des spectacles du danseur-chorégraphe Josef Nadj. Son groupe s’appelle « Akosh S. Unit ». Il enregistre depuis les années 1990 en connaissant un petit succès dans l’hexagone..

Eredet 1, Eredet 2, Turul, Aradat, Ertelem, So, Addigis, Ek, Kokai, Azertis (extrait).

Le 21 novembre sur Campus Meeting Jazz : « Caterina Valente & Chet Baker » après la réécoute d’ « Azertis » d’Akosh S. Unit, interrompu lors de l’émission du 14 novembre.

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Jean Claude


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°10 2016-2017 « ANOUAR BRAHEM… LE MUSICIEN ET SON OUD » – 07 NOVEMBRE 2016

Anouar Brahem
Anouar Brahem, joueur de Oud et jazzman


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Joueur de oud et compositeur, Anouar Brahem est né le 20 octobre 1957 à Tunis dans le quartier d’Halfaouine. Il rejoint à l’âge de dix ans le Conservatoire national de Musique de Tunis, à quinze ans il joue en orchestre. Il compose pour son instrument de la musique traditionnelle tunisienne et du jazz. Installé durant quatre ans à Paris à partir de 1981, il travaille avec Maurice Béjart et compose diverses oeuvres. Revenu en Tunisie, son pays d’origine, il lui est confié en 1987 par l’Etat tunisien, la direction de l’Ensemble Musical de la Ville de Tunis et, en 1988 on lui demande d’ouvrir le Festival International de Carthage. En 1990, après une tournée aux Etats-Unis et au Canada, le directeur de la firme de disques ECM, Manfred Eicher, le prend dans sa compagnie en lui faisant enregistrer en Allemagne, « Barzakh » puis, en 1991, « Conte de l’incroyable amour ». Outre ses propres albums, Anouar Brahem écrit des musiques de films en mêlant en permanence musique occidentale et musique arabe. Le résultat est intéressant. Il peut enregistrer ainsi avec des musiciens de jazz comme François Jeanneau, Jan Garbarek, John Surman ou Jean-Paul Céléa.

La style musical d’Anouar Brahem est totalement ancré dans la culture ancestrale du compositeur. Brahem produit une musique éminemment contemporaine et moderne très sophistiquée, envoûtante et planante. La création artistique d’Anouar Brahem oscille entre le Jazz, la tradition orientale et le New Age.

Découvrir Anouar Brahem : Astrakan Café (2) album « Astrakan Café » / Nuba album « Le Voyage de Sahar » / Pique-nique à Nagpur album « Le pas du Chat noir » / C’est ailleurs album « Le pas du Chat noir » / January album « Souvenance » / On the road album « Souvenance » / Deliverance album « Souvenance » / Kasserine album « Souvenance ».

La semaine prochaine : le saxophoniste d’origine hongroise, « Akosh Szelevényi » et son groupe, le « Akosh S. Unit ».

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Jean Claude


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°9 2016-2017 « LE JAZZ … UNE MUSIQUE DE DANSE ? LE SWING ? » 31 OCTOBRE 2016

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Uno orchestre swing dans toute sa splendeur !


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En hommage au Swing le générique de l’émission de ce soir, d’ouverture et de clôture, sera exceptionnellement : « In the mood » de Glenn Miller.

Les Années folles prennent fin aux Etats-Unis le 24 novembre 1929 avec le krach boursier de Wall Street qui entraîne l’effondrement de l’économie américaine. En raison de la prohibition de l’alcool on danse dans la clandestinité dans des clubs de swing. On danse le « Lindy Hop » (le nom donné par George Gershwin à cette danse acrobatique après le « Hop-over the Atlantic » de Charles Lindbergh). A Kansas City, le plus beau cabaret de la ville s’appelle le « Reno Club » : prostitution, drogue, alcool et musique sont le cocktail favori de la clientèle, la ségrégation y est de rigueur. Chaque soir, après la revue noire, l’orchestre maison fait danser le public. Le « Spook brakfast » un « bœuf » organisé le dimanche matin, attire la crème des jazzmen. C’est ainsi que malgré la crise, Kansas City est le paradis du swing. En décembre 1933, le 21ème amendement de la Constitution américaine met fin à la Prohibition. Les orchestrations swing des grandes formations sont celles de personnages comme Duke Ellington, Chick Webb, Jimmie Lunceford qui s’adressent désormais à tous et non aux habitués des clubs clandestins. Situé en plein cœur de Harlem à New York, le Cotton Club ouvre en 1923 à l’initiative du bootlegger Owney Madden qui a besoin d’un endroit central à Harlem pour distribuer son alcool de contrebande. Des personnalités y ont leur table réservée : l’acteur Charlie Chaplin, le maire de New York, Jimmy Walker ou le gangster Lucky Luciano. Le cabaret « Savoy Ballroom » ouvre en 1926 et est lui aussi consacré à la danse, suivront le Roseland, l’Apollo Theater de New York, le Grand Terrace à Chicago.

C’est l’époque du « Swing Era » des Grands orchestres » comme celui de Cab Calloway au Cotton Club. Lui succède en 1934 au même endroit Jimmie Lunceford avec les compositions sont de son arrangeur, Sy Oliver. On cite encore les orchestres de Bennie Moten, d’Andy Kirk, de Chick Webb qui embauchera en 1935 une jeune chanteuse de 17 ans… Ella Fitzgerald.

Le style blanc de Chicago de Benny Goodman apportera une autre contribution au Jazz de l’époque. Goodman s’inspire de l’organisation d’orchestre de Fletcher Henderson et de Benny Carter. Il s’entoure de musiciens aussi prestigieux que le trompettiste Harry James, le batteur Gene Krupa, le pianiste Teddy Wilson au piano, Charlie Christian à la guitare… Des noms qui aujourd’hui font rêver ! Enfin comment ne pas citer Glenn Miller qui débute sa carrière en 1923 et fonde son premier orchestre de danse en 1939. Qui n’a jamais entendu« In the Mood » ou « Moonlight Serenade » ?

En ce qui concerne les Ensembles de Swing français, c’est grâce aux grands orchestres de variétés que le jazz fut plus facilement approché dans l’hexagone. Ray Ventura prônait surtout la gaîté au sein de ses solistes mais la pulsation rythmique existait également. Les grandes formations étaient d’abord des orchestres de scène même si des « puristes » sans humour considéraient par exemple l’orchestre de Jacques Hélian comme « un ramassis de musiciens de peu de valeur ». On le leur laisse dire alors que Kenny Clarke n’hésitait pas à signer un engagement en 1956 avec l’orchestre du même Jacques Hélian après le trompettiste Ernie Royal en 1952. D’autres orchestres catalogués « music-hall », accordèrent de plus en plus une place importante au jazz « swing » tels Grégor et ses Grégoriens, Fred Adison. Les solistes qui en faisaient partie comme Jerry Mengo, Stéphane Grappelli ou Guy Paquinet avaient une valeur indiscutable. Citons encore Eddie Barclay qui confira la direction de sa formation à Quincy Jones puis à Jimmy Mundy. Le label « Swing » fondé en 1937 par Charles Delaunay qui en a dessiné le graphisme, sera la première marque française et européenne à se consacrer uniquement à des enregistrements de jazz. Les concerts seront également nombreux comme Jazz parade entre 1948 et 1950, les Festivals de Nice et de Marigny en 1948, de Paris en 1949 au théâtre Edouard VII où viennent se joindre aux musiciens français, Kenny Clarke, Rex Stewart, Bill Coleman, Don Byas, Coleman Hawkins, Sidney Bechet et bien d’autres.

Minnie the Moocher par Cab Calloway, Zaz Zuh Zaz par Cab Calloway, Organ Grinder’s Swing par Jimmie Lunceford, For Dancers only par Jimmie Lunceford, Moten Swing par Bennie Moten, Don’t be that way par Benny Goodman, The Man I love par Benny Goodman, Sentimental journey par Doris Day & Les Brown, Over the rainbow par Glenn Miller, In the mood par Glenn Miller, Les jours heureux sont revenus par Grégor & ses Grégoriens, Les trois mandarins par Ray Ventura & ses Collégiens, Begin the biguine par Pierre Allier & son orchestre, Tears par Django Reinhardt, Horizons par Hubert Rostaing & son orchestre…

La semaine prochaine : « Anouar Brahem et son oud »

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Jean Claude