CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°4 2017-2018 « NEO BOP ET HARD BOP AVEC LEE MORGAN ET ART BLAKEY » – 25 SEPTEMBRE 2017

The sidewinder

La pochette de l’album de Lee Morgan


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Le Hard Bop fait suite au style Bebop dans les années 1955-60. Le Hard Bop a un rapport avec la reconnaissance de l’identité noire américaine suivant le slogan : « Black is beautiful ». Par ailleurs ce mouvement musical s’inscrit en réaction contre le style « Jazz Cool » né en 1949 aux Etats-Unis avec la parution de l’album de Miles Davis et de son orchestre, « The Birth of the Cool », dont le style West Coast éminemment blanc s’inspirera aussi. Un fait supplémentaire s’ajoute à la réaction des « Hardboppers » des années 60 ; le Hard Bop correspondrait (un hasard ?) à la montée du Rhythm and Blues chez les noirs américains dans les années 1950. On cite le musicien Tadd Dameron qui enregistre du rhythm and blues avant de rejoindre le style Hard Bop, rhythm and blues dont Elvis Presley sera aussi l’héritier en juin 1953 avec l’enregistrement de son premier disque dédié à sa mère Gladys : « My happiness ». Mais ceci est une autre histoire. En fait et pour en revenir au Hard Bop, ce dernier mêle savamment les influences gospel et blues dans sa structure et son rythme, notamment en ce qui concerne les partitions du piano et du saxophone au sein de l’orchestre. Le Hard Bop opte aussi, généralement, pour un tempo plus lent que celui du Bebop. Le rythme est plus marqué que dans le Bebop ; notamment avec des batteurs comme Art Blakey et Max Roach. La plupart du temps le Hard Bop est interprété en quintet organisé de la façon suivante : une section rythmique avec le pianiste, le bassiste et le batteur, une section de solistes avec le saxophoniste et le trompettiste. Pour ces derniers on cite souvent le trompettiste Clifford Brown et le saxophoniste Sonny Rollins. Enfin, comme du rhythm and blues au Soul Jazz il n’y a qu’un pas, le Soul Jazz succèdera au Hard Bop dans les années 1960 avec par exemple un musicien comme Jackie McLean, qui saura réaliser la fusion entre le Hard Bop et le Jazz Modal, cher à des musiciens comme John Coltrane et Miles Davis.

El Toro par Art Blakey/Blue Lace par Art Blakey/The Sidewinder par Lee Morgan/Boy, what a night par Lee Morgan/George’s Dilemma par Clifford Brown/Take the A Train par Clifford Brown/Dr Jackyll & Mister Funk par Jackie McLean.

La semaine prochaine: « Les saxophonistes Illinois Jacquet, Don Byas, Ben Webster »

Bonne semaine

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°3 2017-2018 « AUTOUR DE L’ALBUM KIND OF BLUE DE MILES DAVIS » – 18 SEPTEMBRE 2017

Kind of Blue enregistrementKind of Blue pochette Personnel et Pochette de Kind of Blue


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Le personnel.
Le sextet : Miles, trompette John Coltrane, saxophone ténor Julian Cannonball Adderley, saxophone alto Bill Evans & Wynton Kelly au piano Paul Chambers, contrebasse Jimmy Cobb, batterie.

L’album est composé comme une « série d’esquisses modales » dans lesquelles chaque musicien a reçu un ensemble de gammes qui indiquent les principales caractéristiques de l’improvisation et du style. C’est un retour à la mélodie contrairement à la progression d’accords continue sur 32 mesures puis répétée, certes avec des variations, de la part des musiciens mais, répétée tout de même, du style bebop cher à Charlie Parker et de Dizzy Gillespie.

Ce lundi 2 mars 1959, le Studio Columbia de la 30ème Rue de New York, est réservé pour deux séances consécutives de 14 heures 30 à 17 heures 30, de 19 heures à 22heures. Le studio était vide depuis que le dimanche 1er mars après-midi, Mitch Miller y avait supervisé une séance du chanteur Jerry Vale. Ce jour-là donc le producteur Irving Townsend, l’heureux producteur de Lady in Satin de Billie Holiday, attend les musiciens à 14 heures, en compagnie de Fred Plaut, l’un des meilleurs ingénieurs du son de la firme Columbia et du technicien Bob Waller. Faire entrer Miles en studio implique généralement une avance financière sur son contrat annuel signé avec Columbia. La séance de Kind of Blue ne fait pas exception à la règle. Columbia exige à l’époque dans ses contrats avec les artistes, deux albums par an. Miles demande 15 000 $ en avance pour l’album… il obtient 10 000 $. Quant aux accompagnateurs de Miles, ils sont payés à l’époque au tarif syndical pour une séance de trois heures, soit en 1959 : 48,50 $. Miles réclama avec l’aide d’Irving Townsend 100 $ supplémentaires pour les « anciens » du groupe comme Chambers, Coltrane et Adderley.

Les notes de la pochette de l’album indiquent : « Miles a conçu ces arrangements quelques heures seulement avant les séances. Kind of Blue est toujours considéré par beaucoup comme un disque totalement improvisé et entièrement composé par Miles. Ce n’est pas si sûr… D’abord, les cinq morceaux sont-ils vraiment nouveaux ? Jimmy Cobb a affirmé que So What avait été joué précédemment à l’enregistrement sur scène, Miles a admis lui-même que All Blues était un morceau de scène remanié par Bill Evans pour la séance en « 3/4» car il était en « 4/4 » au départ. Quant à la création des morceaux qui seraient tous de Miles Davis, Bill Evans a affirmé être l’auteur de Blue in Green avec Miles. Quand le même Evans demanda plus tard à Miles de partager les importantes royalties générées par l’album, Miles lui fit un chèque de… 25 dollars. Jimmy Cobb, le batteur de l’orchestre, dira plus tard… « Les idées et la musique venaient de Bill Evans »

Miles donnera à la dernière minute des instructions aux musiciens comme : « là, le temps tout droit », « là, c’est en trois », « couleur latine », « comme tu le sens ».

Dans la cabine de son, Bob Waller a placé une bobine de bande magnétique Scotch 190 en acétate robuste d’un millimètre d’épaisseur dans chacun des deux magnétophones Ampex pour ce projet Columbia qui porte le numéro « 43079 » sur la boîte en carton Scotch de la bande magnétique. Deux bobines pour enregistrer simultanément le master et une bande de secours. Seulement trois bandes seront nécessaires en tout : une pour le master et deux bandes de secours correspondant aux deux séances d’enregistrement. Ce qui était rare à l’époque, car Miles notamment avait l’habitude, comme d’ailleurs Duke Ellington, d’utiliser des « kilomètres de bandes » car les magnétos tournaient en permanence.

Une écoute attentive du master révèle que Plaut avait attribué un micro Telefunken U-49 très fiable pour l’époque à chaque musicien mais deux pour la batterie de Jimmy Cobb car l’un était orienté vers la caisse claire, l’autre placé au-dessus du batteur pour capter les cymbales. Sept micros seront donc utilisés au total, puis mixés à travers la console de la cabine jusqu’aux trois pistes (alors à la pointe du progrès) et avec une petite quantité « d’écho » ajoutée au mix général. Ce qui fera hurler les puristes et le producteur de jazz John Hammond.

Les enregistrements du 2 mars 1959 de 14 heures 30 à 17 heures 30 et de 19 heures à 22 heures

Le premier morceau enregistré est « Freddie Freeloader » ou « Freddie le parasite » du nom d’un barman de Philadelphie, Fred Tolbert, ami de Miles (morceau en position 2 sur le disque). Wynton Kelly est au piano. C’est un blues en douze mesures. C’est le moins mélancolique des morceaux de l’album.

« So What », le morceau le plus connu de Kind of Blue, est une figure simple basée sur 16 mesures d’une gamme, 8 d’une autre et 8 encore de la première succédant à une introduction de piano et de contrebasse sur un tempo libre. Un morceau avec un magnifique thème d’ouverture après un prélude rêveur. Mélodie identifiable, accrocheuse avec une ligne lyrique quasi funky.

« Blue in Green ». Une structure circulaire de dix mesures précédée par une introduction de 4 mesures. C’est la paisible miniature d’un album composé de méditations plus longues, cinq suaves minutes et demie de somptueux solos sur une boucle d’accords !

Les enregistrements du 22 avril 1959 de 14 heures 30 à 17 heures 30

« Flamenco Sketches ». C’est une succession de cinq gammes, chacune d’entre elles pouvant être explorée aussi longtemps que le soliste le désire. C’est la composition la plus parfaitement modale de Kind of Blue. Elle contient une diversité d’influences : classique, impressionniste, exotique à l’intérieur d’un thème obsédant.

« All Blues ». C’est un blues de douze mesures en 6/8 dont la couleur provient de quelques rares variations modales et de la conception mélodique libre de Miles Davis. Entièrement composé par Miles Davis, il comprend plusieurs éléments : du riff joué avec insistance par Chambers tout le long du morceau puis l’accélération par le groupe avec un léger groove latin avec un son à la Ray Charles et joué en 4/4. On croit presque entendre « The Twist » de Ray.

Les notes ci-dessus proviennent en grande partie de la pochette du disque.

La semaine prochaine… »Neo Bop ou Hard Bop ? Avec Lee Morgan et Art Blakey pour tenter de répondre à cette question »

Bonne semaine

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°2 2017-2018 « DUKE ELLINGTON ET SES PAIRS… » – 11 SEPTEMBRE 2017

Johnny HodgesCootie Williams
Johnny Hodges & Cootie Williams


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Johnny Hodges
Joseph Cornelius Hodges est né à Cambridge dans le Massachussets le 25 juillet 1906. A quatorze ans il adopte définitivement le saxophone alto. Ses débuts ont lieu en 1925 et en 1926, venu à New York il joue chez Chick Webb. Entré en 1928 chez Duke Ellington, il y restera jusqu’en 1951, date à laquelle il crée son propre orchestre. Cependant, en 1955 il effectue un come-back dans l’orchestre de Duke avec qui il fera des tournées dans le monde entier. Jusqu’à la venue de Charlie Parker, il reste le maître du saxophone alto. La suavité de sa sonorité, la musicalité de ses phrases, la grâce de sa diction sont légendaires. Il meurt le 11 mai 1970

Cootie Williams
Charles Albert Melvin Williams, surnommé « Cootie », est né le 24 juillet 1910 en Alabama, à Mobile. D’abord batteur dans son école, il décide de choisir la trompette. Il débute en Floride en 1926, puis après un séjour chez Chick Webb – encore – et chez Fletcher Henderson, il est engagé dans l’orchestre de Duke Ellington pour succéder à Bubber Miley en 1929. Une succession difficile. En 1940 il quitte Duke pour entrer dans l’orchestre de Benny Goodman. En 1941, il crée sa propre formation avec Bud Powell au piano. Cela durera jusqu’en 1947 lorsqu’il crée un nouvelle formation tournée axée le rhythm and blues. Revenu chez Duke Ellington en 1962, il tournera avec lui, notamment en Europe, dans les années 1965. Il décède à New York le 14 septembre 1985. Il a été, avec Bubber Miley, un formidable spécialiste de la sourdine wa-wa et un immense trompettiste.

Rex Stewart
Williams Stewart est originaire de Philadelphie en Pennsylvanie. Il est né le 22 février 1907. D’abord joueur de cornet sur les bateaux de croisière dans les années vingt, il vient ensuite à New York pour jouer chez Fletcher Henderson. Il débute en 1934 chez Duke Ellington et restera dans l’orchestre jusqu’en 1943. Son orchestre créé peu après, il connaître un très grand succès, notamment en Europe. Dans les années 1958-1959 il joue également dans la formation d’Eddie Condon. Très influencé par Armstrong et Bix Beiderbecke, sa sonorité se rapproche notamment de celle de Bix. Il figure dans le film « Hellzapoppin » en 1941. Il meurt le 7 décembre 1967 à Los Angeles.

Barney Bigard
Leon Albany Bigard naît à la Nouvelle-Orléans le 3 mars 1906. Il étudie la clarinette et joue d’abord dans plusieurs formations avant d’intégrer l’orchestre de King Oliver en 1925. Il apparaît chez Duke en 1927 et restera dans l’orchestre jusqu’en 1942. Après avoir quitté Duke, il joue entre autres avec Kid Ory et tourne dans le film « New Orleans » en 1946. Puis ce sera l’expérience « All Stars » d’Armstrong jusqu’en 1961. Il est au Festival de Nice en 1979. Il meurt l’année suivante, le 27 juin 1980 en Californie. Musicien élégant il se caractérise également par un sens aigu du swing.

Pour Daniel : In a Silent Way par Miles Davis

Johnny Hodges : Jeep’s Blues / Swingin’ on the Campus / Good queen Bess Cootie Williams : Watchin’/ Mobile Blues / Gal-A-Vanting Rex Stewart : Without a song / Mobile Bay / Linger Awhile Barney Bigard : Clouds in my heart / Frolic Sam / Stompy Jones

La semaine prochaine : « Autour de Kind of Blue de Miles Davis »

Bonne semaine

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°1 2017-2018 « LE SAXOPHONISTE ET CHANTEUR BULL MOOSE JACKSON » – 04 SEPTEMBRE 2017

Bull Moose Jackson
Bull Moose Jackson. Le jazz et le rhythm and blues à la fois.


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Saxophoniste et chanteur de rhythm and blues, Bull Moose Jackson est né le 22 avril 1919 à Cleveland dans l’Ohio. Il décéde à Cleveland le 31 juillet 1989. D’abord joueur de violon dans son enfance, il s’initie progressivement au saxophone lors de ses études secondaires et forme même avec ses camarades son groupe, « The Harlem Hotshots ». En 1943 il intègre l’orchestre de Lucky Millinder dans lequel, les musiciens trouvant en lui une ressemblance avec un « orignal » mâle (élan), l’ont surnommé « Bull Moose ». Dans les années 1940 il enregistre chez King Records le fameux « I love you, yes I do » qui se vendra en 1940 à plus d’un million d’exemplaires aux Etats-Unis ou bien encore, est publié « Why don’t haul off and love me », un autre succès. Certes il interprétera des chansonnettes amoureuses mais aussi du rhythm and blues. Ce que l’on a appelé à l’époque, le « Jump Blues », le « Dirty Blues » ou, tout simplement du blues. D’excellents morceaux comme « Big ten inch record » ou « Nosey Joe » de Jerry Leiber & Mike Stoller, qualifiés de très suggestifs durant les spectacles de Bull Moose Jackson, assureront la gloire à Bull Moose. Par ailleurs, s’épanouiront dans le groupe des musiciens comme Tadd Dameron ou Benny Golson qui, lui-même, rejoindra les Jazz Messengers d’Art Blakey. Dans les années 1970, Bull Moose intègre un groupe déjà existant : « The Flashcats ». Un groupe qui se produit en Pennsylvanie, dans l’Ohio et en Virginie, qui interprète très souvent le morceau fétiche de Bull Moose, « Big ten inch record ». Bull Moose enregistrera « Moose on the loose » en 1946, morceau qu’il reprendra dans l’album « Moosemania ! » avec les Flashcats. Il deviendra très rapidement leur leader. En 1980 il connaît la gloire aux Etats-Unis et au niveau international mais il meurt d’un cancer du poumon le 31 juillet 1989. Il vient tout juste d’avoir soixante dix ans.

In memoriam l’ami Jean-Pierre. Jessi Colter interprète « Psalm 151. King David’s Last Psalm ».

Bull Moose Jackson à découvrir… I love you, yes I do / Why don’t haul off and love me / Big ten inch record / Nosey Joey / Oo-Oo-Ee-Bob-A-Lee-Bob / Bull Moose Jackson blues / I know who threw the whiskey / The blues done got me (and gone) / Buffalo shuffle / Jammin’ and jumpin’ / Moose on the loose / Houston Texas / Cherokee boogie / Bootsie / I wanne hug ya, kiss ya, squeeze ya / If you ain’t lovin’ (you ain’t livin’)

La semaine prochaine « Duke Ellington et ses pairs »

Bonne semaine à tous

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ EST EN DEUIL… NOTRE AMI JEAN-PIERRE N’EST PLUS

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Jean-Pierre au micro pour Campus Meeting Jazz

Tu t’en es allé ce samedi 24 juin 2017. Sur la pointe des pieds. Bien sûr sans prévenir. Le pouvais-tu ? Tu es parti discrètement comme tu le faisais lorsque tu arrivais à 19 heures à Radio Campus le lundi pour notre émission, « Campus Meeting Jazz ».

Je suis, on est tous très tristes de ne plus te voir, de ne plus entendre cet accent du Nord qui était le tien et qui nous amusait tant. Tes connaissance musicales immenses, ton humour, ta gentillesse nous manquent déjà. Tu es parti trop tôt.

Alors, on pense à toi et on se dit que l’amateur de rock et de jazz que tu étais va bien les faire marrer là-haut ! Ca va swinguer ferme ! On dit cela et pourtant, on n’a pas envie de rire du tout aujourd’hui. Alors on se console comme on peut.

Bon voyage l’ami Jean-Pierre, l’ami Jef

Jean Claude

Ton camarade de Campus Meeting Jazz


CAMPUS MEETING JAZZ EN VACANCES !

Farniente

Bonne chaise longue !

Un bel été à tous !

On se retrouve le 4 septembre à 19 heures avec le sax Bull Moose Jackson

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°36 2016-2017 « MAHAVISHNU ORCHESTRA ET SON GUITARISTE FONDATEUR JOHN MCLAUGHLIN » – 26 JUIN 2017

Mahavisnu Orchestra
Mahavishnu Orchestra au Festival de Montreux


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Mahavishnu Orchestra a été créé par le guitariste John McLaughlin dans les années 1970. Il s’agit, avant la lettre, de « jazz fusion » – plus que de « jazz rock » proprement dit – entre le jazz et le rock après des expériences comme Lifetime de Tony Williams, le batteur de Miles Davis des années 1970. Pour le premier disque du Mahavishnu Orchestra « The Inner Mounting Flame » publié en 1971, McLaughlin s’est entouré de « pointures » comme Billy Cobham à la batterie, Rick Laird à la basse électrique, Jerry Goodman au violon et surtout, le fameux Jan Hammer aux claviers. Ce disque réalise la parfaite fusion des claviers Moog, guitare et violon. En 1973 paraît le deuxième album du groupe « Birds of Fire ». McLaughlin est à l’époque un adepte, comme Santana ou Roberta Flack, de Sri Chinmoy, un penseur spiritualiste indien qui connaît un immense succès auprès de l’intelligentsia américaine des années 70.

En 1973 paraît également le premier album live du Mahavishnu Orchestra, « Between Nothingness and Eternity » enregistré à Central Park à New York. En 1974 c’est « Apocalypse » avec le London Symphony Orchestra plus Jean-Luc Ponty au violon, Narada Michael Walden à la batterie et Ralphe Amstrong à la basse. En 1975 paraît « Visions of the Emerald Beyond », un album majeur du groupe puis en 1976, c’est « Inner Worlds ». John McLaughlin poursuivra sa carrière avec « Shakti » et des musiciens français comme le contrebassiste Jean-Paul Céléa ou, le pianiste François Couturier qui a rejoint Anouar Brahem en 2001.

John McLaughlin a été et, est toujours un « phare » comme Miles Davis pour des générations de musiciens. Sa richesse vient de ses influences variées : le blues acoustique, le flamenco, le skiffle, le rock and roll, le célèbre guitariste (Campus Meeting Jazz lui a consacré une émission) : Tal Farlow, la musique indienne. Adepte du staccato, musicien d’une vélocité exceptionnelle, il est un guitariste ahurissant, notamment sur scène où l’on peut apprécier son jeu de guitare inventif et précis. Adepte de la musique indienne, il a fait confectionner un métronome qui compte les mesures impaires à 5, 7 et 11 temps, mesures spécifiques de cette musique ou, une guitare à « touche creuse » pour créer des effets de résonance des cordes comme les sitars indiens.

C’est la fin de la saison 2016-2017 de Campus Meeting Jazz

On se retrouve lundi 4 septembre à 19 heures avec un nouveau jingle et le saxophoniste Bull Moose Jackson.

Ce sera bien sûr sur 92.2

Un bel été à vous !

De bonnes vacances !

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°35 2016-2017 « LE CHANTEUR DE JAZZ GREGORY PORTER » – 19 JUIN 2017

Gregory Porter


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A la fois auteur-compositeur, chanteur, c’est aussi un acteur de théâtre américain. Il est né à Sacramento le 4 novembre 1971. Très jeune Il est influencé par le chanteur de soul, Marvin Gaye et le pianiste et chanteur Nat King Cole. Son premier album intitulé « Water » paraît aux Etats-Unis en 2010. Son album de 2013 « Liquid Spirit » obtiendra, toujours aux Etats-Unis, le Grammy Award du meilleur disque de jazz vocal. Après une ambition contrariée pour être footballeur américain, Gregory Porter décide de se tourner vers le chant, en particulier vers le jazz et le gospel C’est Kamau Kenyatta, saxophoniste et pianiste de jazz, qui l’orientera vers la musique. C’est Eloise Laws, la soeur de Hubert Laws, qui lui donnera sa chance dans la comédie musicale qu’elle monte à l’époque, sur l’histoire du Blues, intitulée « It Ain’t Nothin’ But The Blues » et qui retrace l’histoire du Blues. Cette comédie musicale qui connaître un immense succès, terminera à Broadway, à l’Ambassador Theatre, en 1999. En 2004, Porter reprend à nouveau le chemin de la comédie musicale pour interpréter « Nat King Cole and Me ».

En ce qui concerne la chanson de jazz, Gregory Porter écrit la plupart du temps ses textes et les interprète sur scène. Dansles années 2010/2015 il se produit dans son pays natal, au National Black Arts Festival d’Atlanta. En 2012, inspiré par le chanteur Bill Withers, il produit son album « Be Good » dans lequel il s’inspire très largement de Nat King Cole qui est son chanteur fétiche. En 2013 paraît le troisième album  » Liquid Spirit », de loin son album le plus personnel. En 2014 l’album obtient le titre de Meilleur album de Jazz Vocal lors de la cinquante-sixième cérémonie des Grammy Awards. En 2016 paraît « Take Me to The Alley » qui sera couronné également par les Grammy Awards. Par ailleurs en 2013 il partcipera à l’album hommage dédié à Gil Scott-Heron « Evolutionary Minded », en 2014 il collabore avec Jamie Cullum en enregistrant « Don’t Let Me Be Misunderstood », le célèbre morceau de Nina Simone, pour son album « Interlude ». En 2015 il passe au style « Music House » avec « Holding On » enregistré avec Disclosure, un groupe britannique de musique électronique.

C’est dire l’éclectisme du personnage.

La semaine prochaine, 26 juin, ce sera le « Mahavishnu Orchestra » de John McLaughlin

Du Jazz rock en perspective !

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°34 2016-2017 « LE PIANISTE ANGLAIS JOHN TAYLOR » – 12 JUIN 2017

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John Taylor à son clavier


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John Taylor est né le 25 septembre 1942 dans une ville importante du Royaume Uni de 500 000 âmes, Manchester; il décède le 18 juillet 2015 à Angers à la suite d’un malaise cardiaque qu’il fera en plein concert dans la région. Sa carrière commence en 1969 avec son association avec le saxophoniste John Surman puis, avec un autre saxophoniste, Alan Skidmore. Il accompagne également à cette époque la chanteuse Cleo Laine. En 1977 il fonde le trio Azimuth avec Norma Winstone et Kenny Wheeler. Dans les années 1980 il est le sideman de nombreux musiciens comme Jan Garbarek, Enrico Rava, Gil Evans ou Lee Konitz. Le 17 juillet 2015, lors du Festival Saveurs Jazz de Segré, à quelques kilomètres d’Angers, il est pris d’un malaise cardiaque alors qu’il est au piano et meurt le lendemain au C.H.U. d’Angers où il avait été transporté en urgence.

Au début des années 1980 il fut l’un des musiciens britanniques les plus sollicités sur la scène européenne, pour son travail harmonique, ses renversements d’accords, son lyrisme et sa manière de passer très rapidement de l’intime au style le plus débridé, son approche percussive du clavier. Confronté à des talents européens aussi prestigieux que Jan Garbarek, Enrico Rava, le bassiste Miroslav Vitous ou John Surman il sut se faire apprécier pour ses qualités harmoniques et son inventivité permanente en studio ou sur scène par ces musiciens. Curiosité, il participa au dernier album de Soft Machine en 1981, dans un style jazz rock qu’il affectionnait à l’époque et avec des musiciens comme le claviériste Karl Jenkins ou le batteur John Marshall.

A l’écoute de John Taylor… Doozy 2 2081 en 2014 / For Dor « Overnight » 2002 / Strange too « Overnight » 2002 / L’Onuri di l’Ascaluni « Giula’s Thursdays » 2012 / Guerresco ed Elegiaco « Giula’s Thursdays » 2012 / Un Amore a Roma « Giula’s Thursdays » 2012 / I Giovedi della Signora Giulia « Giula’s Thursdays » 2012 / Soldering on « Overnight » 2002…

La semaine prochaine, le 19 juin, ce sera le chanteur Gregory Porter.

Bonne semaine

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – LUNDI DE PENTECOTE – 5 JUIN 2017

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Lundi de Pentecôte c’est le 5 juin.

Il n’y a pas d’émission

Rendez-vous le 12 juin à 19 heures avec le pianiste John Taylor.

Profitez bien… Comme nous !

Jean Claude

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