CAMPUS MEETING JAZZ EN VACANCES !

Farniente

Bonne chaise longue !

Un bel été à tous !

On se retrouve le 4 septembre à 19 heures avec le sax Bull Moose Jackson

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°36 2016-2017 « MAHAVISHNU ORCHESTRA ET SON GUITARISTE FONDATEUR JOHN MCLAUGHLIN » – 26 JUIN 2017

Mahavisnu Orchestra
Mahavishnu Orchestra au Festival de Montreux

Mahavishnu Orchestra a été créé par le guitariste John McLaughlin dans les années 1970. Il s’agit, avant la lettre, de « jazz fusion » – plus que de « jazz rock » proprement dit – entre le jazz et le rock après des expériences comme Lifetime de Tony Williams, le batteur de Miles Davis des années 1970. Pour le premier disque du Mahavishnu Orchestra « The Inner Mounting Flame » publié en 1971, McLaughlin s’est entouré de « pointures » comme Billy Cobham à la batterie, Rick Laird à la basse électrique, Jerry Goodman au violon et surtout, le fameux Jan Hammer aux claviers. Ce disque réalise la parfaite fusion des claviers Moog, guitare et violon. En 1973 paraît le deuxième album du groupe « Birds of Fire ». McLaughlin est à l’époque un adepte, comme Santana ou Roberta Flack, de Sri Chinmoy, un penseur spiritualiste indien qui connaît un immense succès auprès de l’intelligentsia américaine des années 70.

En 1973 paraît également le premier album live du Mahavishnu Orchestra, « Between Nothingness and Eternity » enregistré à Central Park à New York. En 1974 c’est « Apocalypse » avec le London Symphony Orchestra plus Jean-Luc Ponty au violon, Narada Michael Walden à la batterie et Ralphe Amstrong à la basse. En 1975 paraît « Visions of the Emerald Beyond », un album majeur du groupe puis en 1976, c’est « Inner Worlds ». John McLaughlin poursuivra sa carrière avec « Shakti » et des musiciens français comme le contrebassiste Jean-Paul Céléa ou, le pianiste François Couturier qui a rejoint Anouar Brahem en 2001.

John McLaughlin a été et, est toujours un « phare » comme Miles Davis pour des générations de musiciens. Sa richesse vient de ses influences variées : le blues acoustique, le flamenco, le skiffle, le rock and roll, le célèbre guitariste (Campus Meeting Jazz lui a consacré une émission) : Tal Farlow, la musique indienne. Adepte du staccato, musicien d’une vélocité exceptionnelle, il est un guitariste ahurissant, notamment sur scène où l’on peut apprécier son jeu de guitare inventif et précis. Adepte de la musique indienne, il a fait confectionner un métronome qui compte les mesures impaires à 5, 7 et 11 temps, mesures spécifiques de cette musique ou, une guitare à « touche creuse » pour créer des effets de résonance des cordes comme les sitars indiens.

C’est la fin de la saison 2016-2017 de Campus Meeting Jazz

On se retrouve lundi 4 septembre à 19 heures avec un nouveau jingle et le saxophoniste Bull Moose Jackson.

Ce sera bien sûr sur 92.2

Un bel été à vous !

De bonnes vacances !

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°35 2016-2017 « LE CHANTEUR DE JAZZ GREGORY PORTER » – 19 JUIN 2017

Gregory Porter


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A la fois auteur-compositeur, chanteur, c’est aussi un acteur de théâtre américain. Il est né à Sacramento le 4 novembre 1971. Très jeune Il est influencé par le chanteur de soul, Marvin Gaye et le pianiste et chanteur Nat King Cole. Son premier album intitulé « Water » paraît aux Etats-Unis en 2010. Son album de 2013 « Liquid Spirit » obtiendra, toujours aux Etats-Unis, le Grammy Award du meilleur disque de jazz vocal. Après une ambition contrariée pour être footballeur américain, Gregory Porter décide de se tourner vers le chant, en particulier vers le jazz et le gospel C’est Kamau Kenyatta, saxophoniste et pianiste de jazz, qui l’orientera vers la musique. C’est Eloise Laws, la soeur de Hubert Laws, qui lui donnera sa chance dans la comédie musicale qu’elle monte à l’époque, sur l’histoire du Blues, intitulée « It Ain’t Nothin’ But The Blues » et qui retrace l’histoire du Blues. Cette comédie musicale qui connaître un immense succès, terminera à Broadway, à l’Ambassador Theatre, en 1999. En 2004, Porter reprend à nouveau le chemin de la comédie musicale pour interpréter « Nat King Cole and Me ».

En ce qui concerne la chanson de jazz, Gregory Porter écrit la plupart du temps ses textes et les interprète sur scène. Dansles années 2010/2015 il se produit dans son pays natal, au National Black Arts Festival d’Atlanta. En 2012, inspiré par le chanteur Bill Withers, il produit son album « Be Good » dans lequel il s’inspire très largement de Nat King Cole qui est son chanteur fétiche. En 2013 paraît le troisième album  » Liquid Spirit », de loin son album le plus personnel. En 2014 l’album obtient le titre de Meilleur album de Jazz Vocal lors de la cinquante-sixième cérémonie des Grammy Awards. En 2016 paraît « Take Me to The Alley » qui sera couronné également par les Grammy Awards. Par ailleurs en 2013 il partcipera à l’album hommage dédié à Gil Scott-Heron « Evolutionary Minded », en 2014 il collabore avec Jamie Cullum en enregistrant « Don’t Let Me Be Misunderstood », le célèbre morceau de Nina Simone, pour son album « Interlude ». En 2015 il passe au style « Music House » avec « Holding On » enregistré avec Disclosure, un groupe britannique de musique électronique.

C’est dire l’éclectisme du personnage.

La semaine prochaine, 26 juin, ce sera le « Mahavishnu Orchestra » de John McLaughlin

Du Jazz rock en perspective !

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°34 2016-2017 « LE PIANISTE ANGLAIS JOHN TAYLOR » – 12 JUIN 2017

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John Taylor à son clavier


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John Taylor est né le 25 septembre 1942 dans une ville importante du Royaume Uni de 500 000 âmes, Manchester; il décède le 18 juillet 2015 à Angers à la suite d’un malaise cardiaque qu’il fera en plein concert dans la région. Sa carrière commence en 1969 avec son association avec le saxophoniste John Surman puis, avec un autre saxophoniste, Alan Skidmore. Il accompagne également à cette époque la chanteuse Cleo Laine. En 1977 il fonde le trio Azimuth avec Norma Winstone et Kenny Wheeler. Dans les années 1980 il est le sideman de nombreux musiciens comme Jan Garbarek, Enrico Rava, Gil Evans ou Lee Konitz. Le 17 juillet 2015, lors du Festival Saveurs Jazz de Segré, à quelques kilomètres d’Angers, il est pris d’un malaise cardiaque alors qu’il est au piano et meurt le lendemain au C.H.U. d’Angers où il avait été transporté en urgence.

Au début des années 1980 il fut l’un des musiciens britanniques les plus sollicités sur la scène européenne, pour son travail harmonique, ses renversements d’accords, son lyrisme et sa manière de passer très rapidement de l’intime au style le plus débridé, son approche percussive du clavier. Confronté à des talents européens aussi prestigieux que Jan Garbarek, Enrico Rava, le bassiste Miroslav Vitous ou John Surman il sut se faire apprécier pour ses qualités harmoniques et son inventivité permanente en studio ou sur scène par ces musiciens. Curiosité, il participa au dernier album de Soft Machine en 1981, dans un style jazz rock qu’il affectionnait à l’époque et avec des musiciens comme le claviériste Karl Jenkins ou le batteur John Marshall.

A l’écoute de John Taylor… Doozy 2 2081 en 2014 / For Dor « Overnight » 2002 / Strange too « Overnight » 2002 / L’Onuri di l’Ascaluni « Giula’s Thursdays » 2012 / Guerresco ed Elegiaco « Giula’s Thursdays » 2012 / Un Amore a Roma « Giula’s Thursdays » 2012 / I Giovedi della Signora Giulia « Giula’s Thursdays » 2012 / Soldering on « Overnight » 2002…

La semaine prochaine, le 19 juin, ce sera le chanteur Gregory Porter.

Bonne semaine

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – LUNDI DE PENTECOTE – 5 JUIN 2017

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Lundi de Pentecôte c’est le 5 juin.

Il n’y a pas d’émission

Rendez-vous le 12 juin à 19 heures avec le pianiste John Taylor.

Profitez bien… Comme nous !

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°33 2016-2017 « JAZZ ET CINEMA » – 29 MAI 2017

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Les tripes au soleil. Un film de Claude Bernard-Aubert sorti en 1959


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Cette émission intervient alors que le dernier Festival de Cannes, version 2017, s’est achevé hier soir, dimanche 28 mai. Après le premier film parlant que fut « le Chanteur de Jazz » en 1927 d’Alan Crosland, les rapports du jazz avec le cinéma se déclinent de différentes façons.

« le jazz filmé ». Autrement dit, il s’agit des nombreux concerts filmés ou des documentaires sur les interprètes comme celui, remarquable, de Charlotte Zwerin en 1989 sur Thelonious Monk « Straight, no Chaser ».

« Le monde du Jazz ». A travers le cinéma, avec des scénarios comme le « Jeune homme à la trompette » de Michael Curtiz avec Kirk Douglas et Lauren Bacall en 1949 (« The Young Man with a Horn » de Dorothy Baker), « Paris Blues » de Martin Ritt en 1961 avec Armstrong et Ellington, « Just Friends » de Marc-Henri Wainberg avec Archie Shepp en 1993. On citera encore des célébrations de musiciens comme celles de de Glenn Miller avec « Glenn Mille Story » d’Anthony Mann en 1953, « Lady Sings the Blues » de Sidney J. Fury en 1973 sur Billie Holiday ou encore, « Bix » de Pupi Avati en 1991 sur la vie de Bix Beiderbecke déjà reprise dans « Le Jeune homme à la trompette » que l’on vient de mentionner, sans oublier enfin le fameux « Bird » consacré à Charlie Parker, de Clint Eastwood, en 1988.

« Les compositions originales » comme « Anatomy of a Murder » d’Otto Preminger en 1959 avec Duke Ellington, « Ascenseur pour l’échafaud » de Louis Malle en 1957 avec sa musique non écrite, improvisée par Miles Davis, « Des femmes disparaissent d’Edouard Molinaro en 1959 avec Art Blakey, « Blow Up » en 1967 d’Antonioni avec la musique d’Herbie Hancock.

« Les arrangeurs ». De nombreux mélodistes ont œuvré dans cet univers : Quincy Jones, Lalo Schifrin, Neal Hefti, Johnny Mandel, Marty Paich et bien sûr Gil Evans ou Carla Bley qui participa à la musique du film français « Mortelle Randonnée » avec Isabelle Adjani et Michel Serrault en 1983. Ces arrangeurs vont permettre de faire exister à l’écran quelques-unes des vedettes de la chanson, de Sinatra à Dean Martin, de Sammy Davis à Doris Day avec des compositeurs souvent connus pour d’autres exercices et non a priori pour le jazz, comme Michel Legrand, Elmer Bernstein pour « L‘Homme au bras d’or » d’Otto Preminger en 1955, John Barry ou John Williams.

Un monde merveilleux, ouvert par les liens qui se sont très vite tissés entre la musique de jazz et l’univers du cinéma. Ces deux arts majeurs qui sont apparus au cours du XXème siècle.

Caravan de Duke Ellington film Whiplash 2014 / Girl in Black de Gato Barbieri film Le Dernier Tango à Paris 1972 / No Hay Problema de Barney Wilen/Art Blakey film Les Liaisons Dangereuses 1960 1960 / Les Tricheurs d’Oscar Peterson film Les Tricheurs 1958 / Blues pour Vava d’Art Blakey film Des Femmes Disparaissent 1958 / On Impulse d’Oliver Nelson & Sonny Rollins film Alfie 1966 / Flirtbird de Duke Ellington film Anatomy of a Murder 1959 / Paris Saint-Tropez d’Henri Crolla & André Hodeir film Saint-Tropez Blues 1960 / Les Félins main title de Lalo Schifrin film Les Félins 1964 / Everybody’s Talkin’ de John Barry film Midnight Cowboy 1969 / Les Yeux Noirs de Django Reinhardt par le Rosenberg Trio film Django 2017 / Minor Swing de Django Reinhardt par le Rosenberg Trio film Django 2017 / Nuit sur les Champs-Elysées de Miles Davis film Ascenseur pour l’Echafaud 1958

Pas d’émission la semaine prochaine lundi 5 juin en raison des Fêtes de la Pentecôte. On se retrouve le 12 juin en direct et à 19 heures avec le pianiste John Taylor.

Bonne semaine à vous

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°32 2016-2017 « QUELQUES BEAUX THEMES DE JAZZ… » – 22 MAI 2017

Quelques beaux thèmes du Jazz
Chet Baker… qui aura contribué à la création de magnifiques thèmes de Jazz


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Campus Meeting Jazz propose dans cette émission quelques célébrissimes thèmes de Jazz ou simplement des compositions qui présentent une certaine beauté pour l’oreille. De Lil Darlin’ de Basie à Black Market de Weather Report en passant par Harry Belafonte et sa belle chanson Matilda ou Chan’s Song d’Eliane Elias…. Sont également à l’honneur dans cette émission, Erroll Garner, Ella et Duke, Elek Bacsik, Chet Baker, Ibrahim Maalouf, Oscar Brown Jr., Peggy Lee, Red Garland et Anouar Brahem.
Une riche émission donc qui se veut éclectique de cet art qu’est le Jazz.

Lil Darlin’ par Count Basie. Compositeur Neal Hefti 1957 / Matilda par Harry Belafonte 1955 / Misty par Erroll Garner 1954 / Imagine my frustration par Ella Fitzgerald & Duke Ellington 1965 / Take Five par Elek Bacsik. Compositeur Paul Desmond pour Dave Brubeck 1962 / Every Time We Say Goodbye par Caterina Valente et Chet Baker. Compositeur Cole Porter 1956 / On Broadway par George Benson, Roxy Hollywood 1977 / Deliverance par Anouar Brahem 2014 / Will Soon Be Woman par Ibrahim Maalouf 2011 / Johnny Guitar par Peggy Lee. Compositeur Peggy Lee pour le film « Johnny Guitar » 1954 /….

A l’époque du Festival de Cannes, la semaine prochaine, 29 mai, ce sera « Jazz et Cinéma »

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°31 2016-2017 « LE PIANISTE MICHEL PETRUCCIANI » – 15 MAI 2017

Michel Petrucciani
Magnifique devant son piano.


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Pianiste et compositeur français, Michel Petrucciani est né à Orange le 28 décembre 1962 et mort à New York le 6 janvier 1999. Atteint d’une grave maladie osseuse, il s’investit très vite dans la musique et étudie le piano classique durant 8 ans. A 12 ans il se produit – déjà ! – en concert avec son père, guitariste et son frère Louis, bassiste. Il travaille le piano à l’époque neuf heures par jour. A 15 ans, il joue avec Kenny Clarke, ; en 1978 il joue avec Clark Terry. En 1980 il enregistre « Flash » avec Aldo Romano, Zwerin et Louis Petrucciani. L’année suivante on le retrouve avec Jean-François Jenny-Clark et Romano puis « Estate » en 1982 en trio avec Aldo Romano et Furio Di Castri. Puis c’est ensuite le grand départ pour la Californie où il s’installe en 1982 et il rencontre Charles Lloyd. Enthousiasmé par le jeune pianiste, Charles Lloyd décide de revenir sur scène avec Petrucciani. Ils feront une tournée mondiale ensemble en 1983 puis il effectue un séjour new yorkais avec Lee Konitz en 1981-82. En 1985 il est au Festival de Montreux avec Jim Hall et Wayne Shorter. Son premier disque « Pianism » paraît en 1987. Dans les années 90 il joue avec Stanley Clarke et Lenny White. Il participe au Manhattan Project en 1989. En 1993 il quitte Blue Note pour enregistrer chez Dreyfus Jazz avec Eddy Louiss. On l’entend avec Freddie Hubbard, Joe Henderson, Charlie Haden, Jack Dejohnette, Cecil McBee, Eddie Gomez. En 1997 il effectue une tournée triomphale à Tokyo avec ses deux compères, Steve Gadd à la batterie et Anthony Jackson à la basse. Un an plus tard la maladie triomphe. Il nous quitte à l’âge de 36 ans.

Pianiste intimiste, lyrique et impétueux, il est identifiable par des traits fulgurants soulignant l’amplitude dynamique de son instrument. Son jeu recourt à un spectre sonore élargi qui souligne la configuration polyphonique du piano. Son toucher, délicat, subtil, est très raffiné. Il se combine à une attaque puissante qui lui confère un son incisif et métallique. Il est le pianiste des atmosphères nocturnes et envoûtantes.

Pasolini 1982 / Maybe Yes 1982 / Tone Poem 1982 / Samba des Prophètes 1982 / Home 1993 / Brazilian Suite N3 1993 / Caravan 1993 / Chimes 1997 / September Second 1997 / So What 1997

La semaine prochaine nous écouterons ensemble quelques beaux thème de jazz auxquels l’émission est consacrée.

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ SE MET AU VERT LES 1ER ET 8 MAI 2017

Et dormir...
Et dormir !…

Pas de « Campus Meeting Jazz » les jours fériés du 1er mai et du 8 mai 2017

Rendez-vous le 15 mai à 19 heures avec Michel Petrucciani

Profitez…

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISION N° 30 2016-2017 « LES PETITES FORMATIONS DE JAZZ DES ANNEES 30 AUX ANNEES 60 – 24 AVRIL 2017

Les petites formations
Le trio de Benny Goodman


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Qu’est-ce qu’un orchestre de jazz ?
Les notions d’orchestre de jazz, de combo, de jazz band, de big band, de brass band et d’orchestre d’harmonie sont souvent confuses au sein du public. Nous allons présentement nous intéresser au « petit orchestre de jazz » ou « combo », du terme « combination » ou en français : « formation ». Le petit orchestre de jazz est encore appelé « groupe de jazz ». La caractéristique principale du petit orchestre de jazz réside dans le fait qu’il soit adapté à la musique improvisée. Dans une petite formation comme le trio, le quartet, le quintet et le sextet, les instrumentistes peuvent tous « chorusser » (improviser) à tour de rôle. Ce ne serait pas possible dans un orchestre à fort effectif. Ce type de petite formation est souvent engagé en tant qu’orchestre pour une « soirée événementielle ».

Les ensembles nommés groupe de jazz ou combo correspondent à des formations allant du trio à l’octet. A partir du quartet ils comportent « la section rythmique » habituelle formée avec un piano ou une guitare, une contrebasse ou une basse et enfin une batterie puis, « une section mélodique » composée d’un ou plusieurs instruments : un saxophone, une trompette, une clarinette, un trombone, un violon. Un chanteur ou une chanteuse peut aussi faire partie du combo.
D’une façon générale, l’utilisation du terme anglo-saxon « quartet » au lieu de « quatuor » pour définir un petit orchestre, signifie que la formation musicale joue du jazz. Lorsque le terme français « quatuor » est utilisé cela concerne une formation dédiée à la musique classique.

Il existe des combos sans section rythmique classique : quartet, quintet ou sextet à vents. La réunion de quatre instruments de la même famille comme les quartets de saxophones ou de trombones, est très intéressante musicalement. Dans un combo de jazz manouche comme le célèbre « quintet à cordes » de Django Reinhardt, la section rythmique est assurée par les guitares et la contrebasse, la section mélodique par le violon et la guitare qui a donc la double fonction. Certains trios de jazz plus rares se forment sans instrument harmonique comme le piano, la guitare, le vibraphone ou l’accordéon. Il arrive que par exemple le saxophone soit simplement accompagné d’une basse et d’une batterie. L’instrument harmonique pouvant jouer des accords étant quasi indispensable à l’équilibre musical, cette option consistant à éliminer l’instrument harmonique est de fait peu retenue.

Dans le combo on est en présence de solistes qui développent leurs improvisations suivant un ordre et un nombre de chorus déterminés une fois le thème exposé en une courte introduction soit à l’unisson soit harmonisée. Ce sont des considérations économiques qui ont présidé à l’existence de ces petits groupes : clubs à faible capacité, espace trop restreint pour espérer accueillir plus de douze musiciens. Ce fut le cas à la Nouvelle Orléans ou à New York dans la 52ème Rue où les petits clubs accueillaient Billie Holiday, le trio d’Art Tatum, le John Kirby Sextet… Quelques leaders de grandes formations ont aussi, pour se faire plaisir, souvent mis en avant, « en attraction », une sélection de leurs meilleurs solistes empruntés à la grande formation. Ainsi Benny Goodman proposait son trio avec Teddy Wilson au piano et Gene Krupa à la batterie ; son quartet avec en plus, le vibraphoniste Lionel Hampton ; son sextet en rajoutant le guitariste Charlie Christian et le trompettiste Cootie Williams.

Les petites formations. Oh ! Lady be good de Jones-Smith Incorporated 1936 / Stringin’ the blues de Joe Venuti & Eddie Lang 1926 / Moonglow de Benny Goodman 1936 / Rose Room de John Kirby sextet 1939 / Don’t be a baby, baby de Tommy Dorsey & The Clambake Seven 1946 / You’se a viper de Stuff Smith & his Onyx Club Boys 1936 / Just a gigolo de Louis Prima 1944 / If you is or is you ain’t my baby de Louis Jordan 1943 / Slim’s Jam de Slim Gaillard 1949 / Avalon de Teddy Wilson 1957 / Sunny Morning de Teddy Wilson 1957 / That old feeling de Teddy Wilson 1957 / Dinah de Django Reinhardt 1934 / Limehouse Blues de Django Reinhardt 1936 / Minor Swing de Django Reinhardt 1937 / Stompin’ at Decca de Django Reinhardt 1938.

Pas d’émission le 1er mai et le 8 mai. Le 15 mai : Michel Petrucciani

Jean Claude

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