CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°22 2017-2018 « L’ORGANISTE BRITANNIQUE BRIAN AUGER » – 19 FEVRIER 2018

Brian Auger sur son orgue
Brian Auger sur son orgue Hammond B-3


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Le claviériste Brian Auger est né le 18 juillet 1939 à Londres. D’abord pianiste de rock puis d’acid jazz, enfin de jazz, il joue essentiellement de l’orgue Hammond B-3 depuis 1963, à l’égal de son mentor, Jimmy Smith qui donna à Brian le goût pour cet instrument. Sacré « Espoir » au référendum Jazz de la revue hebdomadaire anglaise Melody Maker dans les années 1960, Brian Auger décide en juillet 1963 de se mettre à l’orgue et au rhythm ans blues. Dans la première formule de son orchestre, on note la présence du célèbre guitariste de jazz John McLaughlin. En 1957, à l’âge de 18 ans, il joue déjà du piano dans les clubs de jazz de Londres où il pratique à le fois le jazz et le boogie woogie. C’est en 1962, à l’âge de 23 ans, qu’il crée son premier groupe, le trio « Trinity » avec le batteur Phil Kinorra, le bassiste Rick Laird, bassiste maison du Ronnie Scott’s Jazz Club de Londres et qui fera partie en 1970 du Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin, déjà cité. En 1964, après que Brian Auger soit devenu organiste, il crée un nouveau trio avec Rick Brown à la basse et, Micky Waller à la batterie et qui fit ses classes dans le Jeff Beck Group; tous deux en provenance de l’orchestre du chanteur de blues harmoniciste, Cyril Davies. Musicien de jazz affirmé depuis quelques années, Brian Auger a joué avec des musiciens comme les batteurs Billy Cobham et Tony Williams et, a été nommé pour un Grammy Award.

A ses débuts ses préférences vont vers des artistes de jazz comme Miles Davis, Art Blakey, Horace Silver, Cannonball Adderley dont il interprète les répertoires dans les premières formations locales auxquelles il prend part. Aujourd’hui retiré en Californie, Brian Auger continue à assouvir sa passion de la musique entre tournées et enregistrements. Une anthologie qui reprend toute sa carrière, « Back to the beginning », est parue en 2015. C’est dans celle-ci que Campus Meeting Jazz a puisé en grande partie le programme de l’émission de ce soir.

Titres : Blues Three Four / East Of The Sun / Poincinia / If You Could See Me Now / Moanin’ / Sister Sadie / Misty / A Day In The Life / Freedom Jazz Dance / Straight Ahead

A la semaine prochaine pour une soirée Blues

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz and Blues is really 100% jazz and blues music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°21 2017-2018 « LE BATTTEUR DE JAZZ FRANCAIS ANDRE CECCARELLI » – 12 FEVRIER 2018

André Cecarelli
André Ceccarelli et sa batterie


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André Ceccarelli est un batteur français né Nice le 5 janvier 1946. Fils d’un batteur professionnel il pratique cet instrument dès l’âge de 3 ans. .Il étudie très jeune au conservatoire de Nice , tout en gardant des sessions de danse à Monaco. A quatorze il monte à Paris et joue avec ses amis les Chats Sauvages ou les Champions. Quelques temps plus tard, il à Monaco ; il rencontre Aimé Barelli. Il va jouer dans l’orchestre.

Au début des années 70, André Ceccarelli joue avec Jean-Luc Ponty, Eddy Louiss, René Thomas, Stan Getz. Lou Bennett, Slide Hampton.

En 1975 André Ceccarelli fonde le groupe Trio en 1975 avec Jannick Top et , il s’en va passer quatre mois aux Etats-Unis avec Brian Auger. Son premier album intitulé « Ceccarelli » est publié en 1978. Redevenu à cette époque batteur de studio, il joue à cette époque, les années 80, avec Claude Nougaro, Michel Jonasz, Michel Legrand. Avec Michel Portal, il publie l’album Turbulences en 1986 puis c’est la rencontre de Didier Lockwood avec qui il jouera durant trois mois. Il deviendra également à cette époque le batteur attitré de la grande chanteuse Dee Dee Bridgewater…

Peu de batteurs français ont son expérience « tous azimuts » liée au rock, au blues et au jazz. Une expérience qui révèle chez lui une capacité hors norme à tenter des expériences nouvelles dans le domaine du cinéma et de la musique. Pour ce qui concerne la musique, il est aussi à l’aise dans le style binaire que dans le style tertiaire.

Pour découvrir André Ceccarelli… Sancta Luna / Summertime / Three Views Of A Secret / Antipolis / Passage / These Foolish Things / Sophisticated Lady / Walk On The Wild Side / Avenue Des Diables Blues

Bonne semaine

L’animateur de l’émission : Jean Claude

Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°20 2017-2018 « L’ACCORDEONISTE ET LE BANDONEONISTE… RICHARD GALLIANO » – 05 FEVRIER 2018

Richard Galliano
Richard Galliano et son accordéon


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Il n’est pas courant dans une émission de jazz de rendre hommage à un instrument qui reste rare et discret dans la musique de jazz et qui, de plus, est victime de moult préjugés: l’accordéon. Et pourtant, quand il s’agit d’un virtuose comme Richard Galliano il convient de s’incliner bien bas et de rendre ses lettres de noblesse à cet instrument.

Richard Galliano, accordéoniste, bandonéoniste et compositeur d’origine franco-italienne, est né le 12 décembre 1950 à Cannes. Son père, Luciano Galliano, professeur d’accordéon, l’incite dès l’âge de quatre ans à jouer de cet instrument et, à douze ans il remporte le concours des « jeunes prodiges » pour la ville de Nice. Parallèlement aux cours d’accordéon, Richard Galliano suit des cours d’harmonie et de trombone à coulisse au conservatoire, apprentissage du trombone qui lui vaudra le 1er prix d’excellence en 1969 au conservatoire de Nice qui, à l’époque, est dirigé par le célèbre organiste Pierre Cochereau. En 1973, à Paris, il se lie d’amitié avec Claude Nougaro. Les deux hommes participent ensemble aux concerts du chanteur. Leur collaboration durera sept années. A partir des années 80, Richard Galliano se voit amener à accompagner et à enregistrer avec de nombreux musiciens de jazz tels Chet Baker, Jimmy Gourley, Eddy Louiss et sa fanfare « Multicolor Feeling » en 1991, Michel Portal, le quartette de Steve Potts, le batteur et percussionniste indien Trilok Gurtu, Ron Carter. Inventeur du « New Musette », Richard Galliano recevra le prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz en 1992.

Découvrir Richard Galliano en écoutant ce soir… New York Tango / Blue Day / Sang Mêlé / Tribute To Jo Diorio / I Remember Clifford / Sanguine / You Must Believe In Spring / Sanfona / Tacot Blues / Come On D.H.

Son phrasé souple et virtuose et sa sonorité l’ont imposé comme étant le symbole du renouveau de l’accordéon dans le jazz.

Nous nous retrouverons la semaine prochaine avec un nouveau musicien de jazz à découvrir.

En attendant, bonne semaine en écoutant beaucoup de musique de jazz.

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°19 2017-2018 « LE FOUGUEUX ET HENDRIXIEN GUITARISTE MIKE STERN » – 29 JANVIER 2018

Mike Stern
Mike Stern et sa célèbre guitare Fender


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Michael Stern, dit Mike, est un guitariste né à Washington D.C. le 10 janvier 1953. Sa mère, pianiste classique, lui fera étudier le piano. C’est à douze ans qu’il décide de consacrer son jeu à la guitare Sa famille s’installe alors à Boston. Suicidaire, atteint de graves troubles psychologiques, il séjourne dans un établissement spécialisé pour ce type de pathologie entre 1967 et 1969. Il découvre alors le blues et le joue sur sa guitare. En 1971, à la Berklee School, il a la chance d’avoir le grand guitariste de jazz Pat Metheny comme professeur (à qui Campus Meeting Jazz rendit hommage il y a un an ou deux). Il joue alors dans des clubs locaux, avec notamment le saxophoniste Jerry Bergonzi. Cela lui vaudra en 1975 de décrocher un engagement de deux ans dans le célèbre groupe de rock-blues « Blood Sweat and Tears ». Il fait la connaissance de Jaco Pastorius.

Après une incursion de sa part dans la musique de rock en 1976, Mike Stern travaille avec Billy Cobham en 1980. L’année suivante il joue avec le saxophoniste Bill Evans, qui le présente à Miles Davis et avec qui il restera jusqu’en 1983. (« The Man With The Horn », « Star People »). Il enregistre son premier disque en solo et travaille avec le groupe de Pastorius. On le retrouve à New York avec David Sanborn puis dans des clubs new yorkais comme le « Bar 55 » où il joue en trio. En 1985 il revient huit mois chez Miles pour remplacer John Scofield qui vient de quitter l’orchestre. Il enregistre un deuxième disque sous son nom, « Upside Outside ». Le saxophoniste Mike Brecker l’invite alors en 1986 à rejoindre le groupe de jazz fusion « Steps Ahead ». Il jouera ensuite beaucoup avec les frères Brecker, Bob Berg, le célèbre guitariste Bireli Lagrene, Joe Henderson, dans l’orchestre duquel il remplacera à nouveau John Scofield.

Mike Stern a commencé à jouer sur une guitare électrique Fender Telecaster des années 1960, qui appartint, pour la petite histoire, au grand bluesman Roy Buchanan, guitariste et chanteur de blues phare des années 70. Pour schématiser, Mike Stern alterne dans son jeu de guitare à la fois le timbre clair et léger des guitaristes de bop et parallèlement le jeu brutal aux sonorités distordues à la façon de Jimi Hendri.

Lost Time (album Standards) / Blues for Al (album All Over The Place) / OCD (album All Over The Place) / KT (album Who Let The Cats Out?) / Texas (album Who Let The Cats Out ?) / Blue Runway (album Who Let The Cats Out ?) / Good Question (album Who Let The Cats Out ?)

A la semaine prochaine

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°18 2017-2018 « DREYFUS NIGHT IN PARIS NUMBER TWO PARIS 7 JUILLET 1994  » – 22 JANVIER 2018

Dreyfus night in Paris
Dreyfus Night in Paris Number Two Paris 7 juillet 1994


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Les Disques Dreyfus sont une société de production et d’édition musicale française créée en 1985 par Francis Dreyfus qui crée parallèlement Francis Dreyfus Music aux Etats-Unis. Le label comprend des artistes aussi variés que Alan Stivell, le pape de la musique celtique, Marcus Miller, bassiste élevctrique de jazz génial et ancien musicien de l’orchestre de Miles Davis dans les années 1980, Pierre Schaeffer, père de la musique concrète et électroacoustique en France, des jazzmen commeMichel Petrucciani, Richard Galliano, Aldo Romano, Ahmad Jamal. En 1991 avec Yves Chamberland, Francis Dreyfus fonde le label Dreyfus Jazz qui produira Steve Grossman, Richard Galliano, Michel Petrucciani, Biréli Lagrène, Eddy Louiss, Didier Lockwood, Aldo Romano et bien d’autres.

Francis Dreyfus est décédé le 24 juin 2010.

A des fins promotionnelles, le label a initié ses Dreyfus Nights. La deuxième Dreyfus Night organisée a lieu au Palais des Sports de Paris le 7 juillet 1994. Michel Petrucciani est le maître de cérémonie. Marcus Miller qui avait déjà joué à Paris la veille avec Kenny Garrett,est invité à cette session avec Garrett, Lenny White ami de Michel Petrucciani est invité et enfin, Biréli Lagrène s’adjoint au groupe sans connaître les autres.

La fusion, l’entente entre tous les membres de l’orchestre sont immédiates. Un grand disque en sortira publié – seulement – en 2003.

L’album se compose uniquement de trois pistes.

La première est « Tutu », un morceau composé pour l’album éponyme de Miles Davis de 1986, dont les solos évoquent « So What » du même Miles même si les accords sont différents. La seconde se nomme « The King is gone » en l’honneur de Miles Davis, une pièce en forme de blues composée également par Marcus Miller à l’occasion de la disparition de Miles trois ans auparavant, enfin la troisième, « Looking Up », une composition de Michel Petrucciani.

A l’écoute ce soir, donc… Tutu / The King is gone / Looking Up / Samba des Prophètes par Michel Petrucciani et son Trio (bonus)

A la semaine prochaine

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°17 2017-2018 « LE SAXOPHONISTE ALTISTE, SOPRANO ET TENOR BRANFORD MARSALIS » – 15 JANVIER 2018

Branford Marsalis
Branford Marsalis


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Surnommé « Jeepy » ou encore « Steepee », le saxophoniste altiste, soprano et ténor Branford Marsalis est né le 26 août 1960 au Pont Breaux en Louisiane. Il est le frère du trompettiste Wynton Marsalis. Très jeune il apprend le solfège, l’harmonie et la clarinette et se voit imposer une formation à la musique classique par son père. Il suivra les études du Berklee College of Music de Boston. C’est pourtant la musique de jazz qu’il rejoint en 1980, en entrant comme altiste dans le grand orchestre de Clark Terry avant de suivre son frère Wynton Marsalis au sein des Jazz Messengers.. Puis il s’associe à Wynton pour jouer du saxophone ténor dans le groupe.

Il enregistre son premier album en quartet et en leader en 1983 avant de rejoindre Miles Davis pour la réalisation de l’album Decoy en 1984. En 1985 il fait partie de l’orchestre qui accompagne le chanteur Sting. Reprenant ensuite sa carrière de free-lance, il s’astreint à publier sous son nom un album par an. Dans les années 80, il s’associe à des anciens comme Jeff Watts, Kenny Kirkland ou le bassiste Bob Hurst qui vont constituer son orchestre de scène. La chaîne de télévision NBC l’emploie à partir de 1992 pour l’émission de télévision « Tonight Show ».

Technicien d’exception, Branford Marsalis est l’artisan d’un bebop revisité grâce à des trouvailles comme ses notes coulées, redoublées, la variété de l’attaque dans une même phrase. Sa délicatesse ne manque pas de nuances tout en le faisant s’adapter ponctuellement à l’instrument dont il joue, soprano et ténor essentiellement. Sa connaissance de l’instrument le fait s’identifier à des musiciens comme Ben Webster, Sonny Rollins, John Coltrane ou Charlie Rouse. Saxophoniste de valeur, il sait tout jouer, voire « imiter » la plupart des musiciens de jazz contemporains.

Oeuvres écoutées : Treat it gentle / Maestra / The lonely swan / Muldoon / Dinner for one please, James / Eternal

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°16 2017-2018 « LE PIANISTE FRANCAIS DE JAZZ MICHEL SARDABY » – 08 JANVIER 2018

Michel Sardaby
Michel Sardaby devant son piano


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Michel Sardaby est un musicien français, pianiste, né le 4 septembre 1935 à Fort-de-France en Martinique. C’est son père qui lui fera découvrir le piano. Installé à Paris en 1954, il commence immédiatement à jouer dans des clubs avec des musiciens de jazz comme Benny Waters, Don Byas, J. J. Johnson, Kenny Clarke, Johnny Griffin, Dexter Gordon et des musiciens ou chanteurs de blues tels par exemple Sonny Boy Williamson en 1963, T-Bone Walker en 1968. Michel Sardaby enregistre son premier disque en 1964. Par la suite, à New York, il signera des albums avec des partenaires prestigieux comme Percy Heath, Connie Kay, Ray Barretto, Billy Cobham, Chet Baker. On l’entendra aussi en France avec les excellents Guy Lafitte et Michel de Villers.

Excellent pédagogue, Michel Sardaby a eu de nombreux élèves avec parmi eux des musiciens devenus célèbres. Il préfère taire leur nom.

Il dit… « Avec moi on travaille. Les cours durent 2 heures 30, 3 heures… il n’y a pas d’abstrait sans concret, sans racines. Vous voulez vous exprimer mais qu’est-ce que l’expression ? Vous voulez improviser mais qu’est-ce qu’une improvisation ? Ces questions, je les pose à mes élèves. J’essaye de leur faire entendre ce qu’ils jouent, les harmoniques, l’écho du silence. C’est tout un travail de prise de conscience, un fil d’Ariane très enchevêtré mais logique à démêler. Le premier conseil que je leur donne c’est de se révéler à eux-mêmes. Quand je joue, je m’enseigne moi-même… »

Improvisateur élégant, il a l’art de revoir les standards et les ballades dans son inventivité harmonique particulière. Par ailleurs, ses origines antillaises l’ont amené également à mêler savamment compositions martiniquaises et rythmes afro américains.

Ce soir… Bag’s Groove / Don’t explain / Tune up / Don’t you know I care / Crazeology / Canadian sunset / Night blossom

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ ET JEAN CLAUDE VOUS PRESENTENT LEURS MEILLEURS VOEUX

Bonne Année

Bonne Année 2018 à tous les fidèles de Campus Meeting Jazz

Une émission au top du jazz de Radio Dijon Campus pour découvrir de nouveaux talents, de nouveaux styles.

Ce lundi 8 janvier à 19 heures ce sera Michel Sardaby et son trio.

Un pianiste français né à Fort-de-France en Martinique.

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°15 2017-2018 « LA CHANTEUSE JEANNE LEE OU THE NEWEST SOUND AROUND » – 18 DECEMBRE 2017

Jeanne Lee avec Mal Waldron
Une connivence évidente entre Jeanne Lee et Mal Waldron


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Jeanne Lee née à New York City (1939/2000), est une importante chanteuse des années 60, du courant Free Jazz. En 1961 elle enregistre avec le pianiste Ran Blake, qui a aujourd’hui 82 ans, un superbe album « The Newest Sound Around » dans lequel les deux musiciens revisitent des standards immenses du jazz tels, Summertime, Lover Man, Blue Monk ou Laura (dont l’intro est une véritable pièce d’anthologie). Alex Dutilh, le célèbre critique et producteur, évoquait un album « culte » à l’époque, dan « Le Monde de la Musique ». Pour qualifier cet album il continuait… « une voix lunaire, un piano quasi immatériel, une musique suspendue, un hommage au silence, une sensibilité écorchée »…

Munie d’un diplôme de licence, de psychologie, elle collaborera avec Ran Blake durant sept années. Jeanne Lee enregistrera avec des musiciens comme Gunter Hampel – qui deviendra son second mari – Marion Brown ou Archie Shepp, tous des musiciens Free. Elle jouera un rôle capital en 1971 dans l’oeuvre de Carla Bley « Escalator over the hill ». En 1976 elle travaille avec John Cage, avant-gardiste de la musique moderne contemporaine, pour le bicentenaire des Etats-Unis. En 1983 elle crée le « Vocal Summit » avec Jay Clayton et Lauren Newton. En 1989, pour l’album « You stepped out of a Cloud », elle retrouve Ran Blake. En 1992 paraît « Natural Infinities » avec Hampel, Dave Holland et Claudine Myers…

C’est également l’époque où, en tournée, elle opère la fusion entre poésie, musique et danse.Elle décède en 2000 au Mexique, lors d’une tournée dans ce pays…

Pour Jeanne Lee, la voix est d’abord un instrument de libération dans lequel elle s’emploie à faire irradier sa poésie. Elle ajoute : « Ran Blake m’a montré les possibilités d’expressivité du travail acoustique ».

Dans l’album enregistré à Paris avec Archie Shepp et des musiciens Free comme Lester Bowie ou Dave Burrell, elle montre tout son registre fluide dans « Blasé » et sa « voix-cri » se mêle au saxophone d’Archie Shepp, sous un harmonica lancinant qui apparaît vers la fin de la composition. Le 16 août 1969 est publié « My Angel » avec le remarquable et étonnant « Sophisticated Lady »

Morceaux à l’écoute dans cette émission : Sophisticated Lady / Laura / Blue Monk / Lover Man / Caravan / You go to my head / Every time we say goodbye / Night and day / A hard day’s night

Rendez-vous le 8 janvier 2018 sur les ondes de Radio Dijon Campus à 19 heures pour écouter Campus Meeting Jazz

Bonnes Fêtes !

Jean Claude

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