CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°14 2017-2018 « LIVE RECORDINGS OF JACO PASTORIUS WITH HIS ELECTRIC BASS GUITAR » – 11 DECEMBRE 2017

Jaco Pastorius
Jaco Pastorius et sa légendaire basse électrique à 4 cordes


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Jaco Pastorius est né en 1951 en Pennsylvanie, avec un père, Jack qui était déjà batteur. Ses parents s’installent à Fort Lauderdale en Floride alors qu’il n’a que 9 ans. A 12 ans il s’initie à la batterie qu’il emprunte à son frère Gregory mais, en 1964, alors qu’il s’est cassé le poignet en jouant au football, il décide d’abandonner la batterie. Il décide d’apprendre en revanche la guitare basse. IL devient peu après le bassiste du groupe « Las Olas Brass », un groupe qui joue James Brown, Wilson Pickett, Aretha Franklin… En 1968, il écoute des bassistes comme Carlos Garcia ou Donald Dunn de Stax pour jouer comme eux. Aussi en 1970, il s’offre une fender jazz bass dont il enlève les frets pour obtenir un son plus legato. Il découvre le jeu en harmoniques artificielles qui deviendra sa façon de jouer. En 1972, Wayne Cochran, une sorte de « James Brown blanc » de Georgie, lui propose de devenir le bassiste de son groupe appelé les « C C Riders ». Dans les années 1973, en Floride, il a l’occasion en concert, d’accompagner les Temptations, les Four Tops, Mel Tormé.

Il fait alors alors la connaissance du guitariste de jazz Pat Metheny. Premier vinyle en 1974 avec le chanteur de soul « Little Beaver » dans « Party down » sous le nom de Nelson « Jocko » Padron. Après quelques remplacements chez Blood Sweat and Tears, il enregistre enfin son 1er album éponyme en 1976 plus Black Market avec Weather Report dont il devient un membre officiel le 1er avril 1976. Il part alors en tournée mondiale avec Weather Report, il enregistre aussi avec Joni Mitchell. Mais dès 1977 il plonge dans la cocaïne. Dès 1980 les tournées avec Weather Report ou Joni Mitchell deviennent un enfer : Jaco est de plus en plus irascible. 1980 et 1981, parution de 2 grands albums, « Night passage » et « Word of mouth » qui est un grand album avec orchestre et basse et de grands musiciens mais la Warner ne le trouve pas assez orienté « basse ». En 1982, lors d’une tournée à San Francisco, il joue assez mal sur scène et ses relations avec Zawinul se détériorent de ce fait. Les années 83-86 sont catastrophiques, il joue avec n’importe qui. Il se fait casser la figure à 4 heures du matin, le 12 septembre 1987, devant le Midnight Bottle Club à Fort Lauderdale, par le videur de la boîte, un certain Luc Havan. Pastorius mourra 9 jours plus tard, le 21 septembre, à 35 ans.

Bassiste à la sonorité unique réverbérée, au toucher virtuose avec des lignes de basse très mélodiques aux traits fulgurants et au vibrato intense, il fut un très grand musicien soliste et d’orchestre.

Liste des titres proposés ce soir Three views of a secret / Sophisticated Lady / Bluesette / I shot the sheriff / Promise land / Amelia / Foreign fun / Amerika.

La semaine prochaine, pour clôturer l’année 2017, ce sera un hommage à la chanteuse Jeanne Lee, disparue depuis déjà dix-sept années.

Bonne semaine

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°13 2017-2018 « LE SAXOPHONISTE ALTO, TENOR ET CLARINETTISTE : ART PEPPER » – 4 DECEMBRE 2017

Art Pepper
Art Pepper et son saxophone alto


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Art Pepper est né à Gardena, Californie le 1er septembre 1925. Il nous a quittés le 15 juin 1982 à Los Angeles. Jeune, il fait ses « classes » chez Benny Carter et Stan Kenton dans les années 1940. Après son service militaire en Europe dans les années 45-46, il retourne chez Kenton en 1947 avant de constituer son premier quartette. Malheureusement, dès cette époque, à un peu plus de vingt ans, il s’adonne déjà aux stupéfiants. La Justice le poursuit. Il fera de la prison à Fort Worth pendant deux années. A sa sortie de prison, il reprend ses activités musicales. Il réalisera quelques beaux enregistrements pour la firme Pacific Jazz avant de rejoindre Lester Koenig en 1956. Cependant sa vie devient de plus en plus chaotique avec la drogue, les démêlés sentimentaux, la délinquance. A partir de 1959 Art Pepper alterne prison à San Quentin et enregistrements. En 1966, libéré, il entreprend de jouer du saxophone ténor et rejoint la formation de Shelly Manne. En 1968, engagé par Buddy Rich, il se remet à l’alto. La rencontre de Laurie Miller, une journaliste qui deviendra sa femme, le décide à se faire désintoxiquer et à entreprendre la rédaction de son autobiographie qu’il intitulera « Straight Life ». Il décide alors de rejouer et se rend au Japon. Il enregistre en 1975 son album intitulé « Living Legend ». En 1977 il se rend au Village Vanguard à New York avant une deuxième tournée triomphale au Japon en 1978. En juillet 1980, il est à Paris et, en septembre il réalise son rêve : enregistrer avec des cordes. A cette époque sa santé se dégrade rapidement. Il meurt en 1982, quelques semaines après la projection du film de Don McGlynn, qui lui rend hommage et qui est intitulé, « Notes From a Jazz Survivor ».

Art Pepper a été très influencé par le style de Lester Young. Son exceptionnelle maîtrise du saxophone alto en a fait l’un des plus remarquables stylistes de l’instrument. Son jeu conjugue à la fois une exemplaire mise en place rythmique ainsi qu’une invention mélodique qui semble illimitée. Il est parfaitement à l’aise dans les tempos vifs et la ballade dans laquelle il développe un lyrisme superbe. Sa phrase est aussi extrêmement bouleversante, compte tenu de son destin tragique lié à sa vie pour le moins tumultueuse.

Art Pepper… La Macura / Mallets / You go to my head / Blues in / Stompin’ at the Savoye / Red Pepper Blues / Tin Tin Deo / Star eyes / Besame mucho / Blues at twilight

La semaine prochaine « Jaco Pastorius en live »

Bonne semaine

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°12 2017-2018 « THE COOL VOICE AND THE SONGBOOKS OF RITA REYS » – 27 NOVEMBRE 2017

Rita Reys
Rita accompagnée par une grande formation


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Rita Reys (Maria Everdina Reijs de son vrai nom) est une chanteuse de Jazz néerlandaise qui est née le 21 décembre 1924 à Rotterdam et, qui est décédée le 28 juillet 2013 à Breukelen, Pays-Bas. C’est au Festival de Jazz de Juan-les-Pins en 1960 qu’elle sera consacrée « Première Dame du Jazz en Europe ». Elle vit dans son enfance entre un père artiste, violoniste et chef d’orchestre, et une mère également artiste, danseuse classique. Elle fait son apprentissage de la musique à l’écoute de Tchaïkovski et de Chopin. A 18 ans, elle rencontre son futur mari, le batteur de Jazz Wessel Ilcken, qui dirige un sextet de Jazz dont elle sera la chanteuse d’abord durant leur installation au Club Sheherezade d’Amsterdam puis en tournée.

Dans les années 1945/1946 elle se rend en Belgique avec le sextet d’Ilcken puis au Luxembourg, en Espagne, en Afrique du Nord. En 1950 mari et femme fondent le « Rita Reys Sextet » car la chanteuse a acquis une célébrité quasi mondiale en quelques années. Les tournées s’enchaînent dans la plupart des pays européens après les Pays-Bas. En 1953 le couple s’installe en Suède, à Stockholm. Ils décident d’y enregistrer leurs disques. C’est chose faite en mars 1953. Puis ce sont les sessions avec Quincy Jones, Clifford Brown et Art Farmer et les rencontres, toujours à Stockholm, d’Ella Fitzgerald, Dizzy Gillespie, Oscar Peterson, Lester Young… En 1955, à l’occasion de la publication de l’album « Jazz Behind the Dikes » en 1955, album qui est une sorte de compilation de ce qui se faisait de mieux sur la scène du jazz néerlandais, sa prestation dans l’interprétation de « My Funny Valentine » avec le « Wessel Ilcken Combo » est unanimement saluée par la critique de Jazz des Pays-Bas.

L’un des producteurs de Columbia Records, George Avakian, décide de l’inviter aux Etats-Unis où elle enregistre en 1956 avec les Jazz Messengers d’Art Blakey quelques faces remarquables avec de plus, Horace Silver, Hank Mobley et Donald Byrd. Un an plus tard, revenue à New York, elle chante au Village Vanguard en compagnie du batteur et chef d’orchestre Chico Hamilton. Elle sera plus tard la chanteuse de Clark Terry, Zoot Sims, Jimmy Smith, Herbie Mann. Son mentor, Wessel Ilcken, meurt le 13 juillet 1957 d’une hémorragie cérébrale. Elle se produit désormais avec le trio du pianiste hollandais Pim Jacobs qu’elle épouse en 1960. Le trio et la chanteuse se rendant en juillet 1960 au Festival de Jazz de Juan-les-Pins et c’est la consécration. En 1969 elle participe au « New Orleans Jazz Festival » avec Zoot Sims et Milt Hinton qui l’accompagnent, au milieu de stars de Jazz américaines.

C’est à nouveau la consécration pour cette grande interprète européenne. Dans les années suivantes elle enregistre avec le chef d’orchestre Rogier Van Otterloo disparu en 1988 à l’âge de 47 ans. Ses interprétations des chansons de Burt Bacharach, de Michel Legrand, de George Gershwin, d’Antônio Carlos Jobim sont remarquées. Sa carrière se poursuit dans les années 1980/1990 avec Van Otterloo puis paraît son « American Song Books » pour lequel elle recevra un Award dans les années 1995 mais son second mari, Pim Jacobs, meurt d’un cancer en 1996 à l’âge de 61 ans. Elle est anéantie. Elle revient tout de même à la scène avec son nouvel accompagnateur, Lex Jasper et c’est à nouveau le triomphe au « North Sea Jazz Festival » qui se tient annuellement aux Pays-Bas. Sa carrière se poursuivra dans son pays, les Pays-Bas, à la fois dans les studios d’enregistrement et sur scène. En 2006 elle reçoit le prix néerlandais annuel, Edison, pour son œuvre. Un prix donné avant elle à Tony Bennett et Toots Thielemans. C’est dire la valeur de ce Prix.

Pour découvrir Rita Reys ce soir on écoute… One less bell to answer / Rain drops keep falling on my head / There’s always something there to remind me / Do you know the way to San Jose / The girl’s in love with you / I will wait for you / The man I love / Summertime / Over the rainbow/ My funny Valentine / Taking a chance on love / That old black magic / Spring will be a litte late this year / You stepped out of a dream / All of you.

La semaine prochaine: le saxophoniste et clarinettiste Art Pepper

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°11 2017-2018 « LE DRUMMER GINGER BAKER ET LE SAXOPHONISTE ET CHANTEUR FELA KUTI » – 20 NOVEMBRE 2017

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Le saxophoniste Fela Kuti et le drummer Ginger Baker


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Fela Kuti, saxophoniste et chanteur nigerian, est né le 15 octobre 1938 à Abeokuta au Nigeria et décédé le 2 août 1997 à Lagos au Nigeria, il est né dans une famille bourgeoise. Son père, Ransome-Kuti, était pasteur et sa mère, issue de la bonne société du pays, était est une femme lettrée, militante activiste et antimilitariste. Il est considéré comme le fondateur de « l’afrobeat », ce style musical qui mélange les rythmes du jazz, du funk, les sons de la musique de l’Afrique Occidentale et les rythmes yorubas du nom d’un groupe ethnique typiquement nigerian. Très vite Fela Kuti apparaît comme un artiste engagé contre la dictature, la corruption régnant dans son pays et le pouvoir exorbitant des multinationales notamment du pétrole au Nigeria. Ses chants très longs scandés en public duraient quelquefois plus d’un quart d’heure. Ce qui n’est pas sans évoquer la chanteuse égyptiennes Oum Kalsoum quelques années auparavant. Ce mélange de jazz, de soul et de ce rythme obsédant africain, « le Ju-ju » a été la marque de fabrique de Kuti. On peut encore évoquer l’héritage chez un musicien américain de jazz, Archie Shepp qui enregistra en 1967 un album intitulé « The Magic of Ju-Ju » pour évoquer la force de l’Afrique dans la musique Free Jazz de l’époque. Fela Kuti va payer très cher son engagement antimilitariste quand sa propriété appelée « Kalakuta Republic » sera rasée après un raid militaire de l’armée et qui entraînera dramatiquement la mort de sa mère.

En 1958, parti à Londres faire des études de médecine, Fela se passionne au Trinty College of Music pour la musique et très vite, il a l’idée d’associer les rythmes nord-américains et européens aux rythmes nigerians et en particulier au style highlife très en vogue en Afrique. C’est en 1969 qu’il acquerra la fibre révolutionnaire lors d’un voyage aux Etats-Unis avec sa rencontre des Black Panthers et de Malcom X. Il décide de ne plus chanter plus en yoruba mais en « pidgin », un mélange, pour simplifier, du vocabulaire de la langue africaine locale et du vocabulaire d’origine anglaise. Ce choix est fait par Kuti pour mieux se faire comprendre du peuple nigerian. Dès lors ses combats seront incessants, il connaître la prison, la torture. Il créera son propre parti politique, le MOP, Movement Of the People. Il mourra du sida en 1997. Fela Kuti a laissé un nom dans tout le Nigeria. Chaque année, le jour de sa naissance, des événements appelés « Felebration » sont organisés dans tout le pays. La capitale Lagos a aussi financé un musée en son honneur.

Ginger Baker est né le 19 août 1939 à Lewisham, dans la région de Londres. Il est célèbre pour avoir fondé le groupe « Cream » avec ses compères, Jack Bruce et Eric Clapton en 1966; après avoir fait « ses classes » si l’on peut dire, dans le « Blues Incorparated » du guitariste et chanteur disparu en 1984, Alexis Korner et bien connu des amateurs de blues blanc anglais. En 1969 il participe à l’album événement, « Blind Faith » avec Clapton et Steve Winwood. C’est la consécration. En 1970, il crée son propre groupe de jazz rock, le « Ginger Baker’s Air Force » mais, pour ce qui nous intéresse dans cette émission, arrive la rencontre décisive de Fela Kuti en 1971. Il pratique depuis les années 1986 un style empreint de jazz fusion qui en a fait un authentique batteur de jazz.

Let’s start (Fela Kuti), Black man’s cry (Fela Kuti), Aiko Biaye (Ginger Baker), Egbe Mi O (Carry me I want to die) (Fela Kuti), Why ? (Ginger Baker), Saint Thomas (Ginger Baker)

La semaine prochaine : la chanteuse néerlandaise Rita Reys

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°10 2017-2018 « WEATHER REPORT ET JACO PASTORIUS EN CONCERT. 2EME PARTIE : 1980-1981″ – 13 NOVEMBRE 2017

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Un groupe qui tient sa place sur scène !


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Le groupe « Weather Report » est créé à New York en 1971 par le claviériste Joe Zawinul, le saxophoniste Wayne Shorter et le bassiste Miroslav Vitous. Joe Zawinul et Wayne Shorter qui ont travaillé avec Miles Davis lors de son époque « électrique », ont été forcément influencés par lui. Cela se voit dans la façon de jouer de Weather Report qui consiste dans un premier temps à l’exposition du thème, dans un deuxième temps, en de longues improvisations produites par chacun des instrumentistes.

Zawinul et Shorter ont été en permanence les piliers du groupe. Le succès notable pour la formation arrivera en 1976 lorsque le jeune bassiste Jaco Pastorius rejoindra le groupe et qu’il interprétera notamment le fameux standard « Birdland » écrit par Joe Zawinul en 1977. Jaco Pastorius constituera par la suite avec le batteur Peter Erskine une section rythmique d’enfer qui fera la célébrité du groupe de Zawinul sur les scènes du monde entier.

Le groupe est constitué entre autres, à l’origine, de Miroslav Vitous, bassiste, Airto Moreira et Alphonse Mouzon, tous deux percussionnistes et batteurs. La musique de Weather Report est une musique complexe à la fois dans ses parties « écrites » et ses improvisations souvent très longues sur scène.

Concerts 1980/1981… Brown Street Osaka 1er juin 1980 / Badia/Boogie Woogie Waltz Londres 14 novembre 1980 / Jaco Solo (Jaco Pastorius) Osaka 1er juin 1980 / Fast City lieu inconnu 1980 / Dream Clock Londres 14 novembre 1980 /


CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°9 2017-2018 « WEATHER REPORT ET JACO PASTORIUS EN CONCERT. 1ERE PARTIE : 1978  » – 06 NOVEMBRE 2017

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Le premier groupe de Jazz Fusion des années 1980


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Le groupe « Weather Report » est créé à New York en 1971 par le claviériste Joe Zawinul, le saxophoniste Wayne Shorter et le bassiste Miroslav Vitous. Joe Zawinul et Wayne Shorter qui ont travaillé avec Miles Davis lors de son époque « électrique », ont été forcément influencés par lui. Cela se voit dans la façon de jouer de Weather Report qui consiste dans un premier temps à l’exposition du thème, dans un deuxième temps, en de longues improvisations produites par chacun des instrumentistes.

Zawinul et Shorter ont été en permanence les piliers du groupe. Le succès notable pour la formation arrivera en 1976 lorsque le jeune bassiste Jaco Pastorius rejoindra le groupe et qu’il interprétera notamment le fameux standard « Birdland » écrit par Joe Zawinul en 1977. Jaco Pastorius constituera par la suite avec le batteur Peter Erskine une section rythmique d’enfer qui fera la célébrité du groupe de Zawinul sur les scènes du monde entier.

Le groupe est constitué entre autres, à l’origine, de Miroslav Vitous, bassiste, Airto Moreira et Alphonse Mouzon, tous deux percussionnistes et batteurs. La musique de Weather Report est une musique complexe à la fois dans ses parties « écrites » et ses improvisations souvent très longues sur scène.

Deux émissions de Campus Meeting Jazz, les 6 et 13 novembre, vont nous permettre d’apprécier en live les compositions et les improvisations des musiciens sur des morceaux qui sont à la fois mélodieux et rythmés.

Birdland (Tokyo 28 juin 1978), Elegant people (Osaka 23 juin 1978), Black market (Tokyo 28 juin 1978), Peter drum’s solo (Osaka 23 juin 1978), Jaco solo (Osaka 23 juin 19778), A remark you made (Tokyo 28 juin 1978), Peter’s solo (Berkeley novembre 1978)

La suite la semaine prochaine.

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°8 2017-2018 « LE CONTREBASSISTE AVISHAI COHEN » – 23 OCTOBRE 2017

Avishai Cohen
Avishai Cohen en pleine action


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Avishai Cohen est un israélien de 47 ans, né à Jérusalem. Faisant partie d’une famille de musiciens, il commence par étudier le piano dont il jouera jusqu’à l’âge de 14 ans. Puis il décide d’apprendre et de jouer de la contrebasse. En 1992 il part pour New York où il rencontre Chick Corea qui aura un rôle décisif pour la carrière d’Avishai puisqu’il l’embauchera dans son groupe pour effectuer quelques tournées. En 1998 Chick Corea décide même de coproduire le premier album d’Avishai Cohen, « Adama ». Avishai encouragé, décide de créer son propre label « Razdaz » et un trio avec Sam Barsh au piano et Mark Guiliana à la batterie, trio auquel il adjoindra quelquefois des instruments à vent. Le trio de ses débuts connaîtra divers avatars avec des changements de musiciens au fil des années. Se rajouteront notamment une chanteuse, Keren Malka et un joueur de oud, Amos Hoffman. En 2009 Avishai Cohen devient directeur artistique du « Red Sea Jazz Festival » d’Eilat et signe en 2010 avec le célèbre label Blue Note pour la production de ses enregistrements. Dans son dernier disque intitulé « 1970 », enregistré dans les studios Abbey Road à Londres, il joue en nonet avec le batteur, Tal Kohavi, le pianiste, Jonathan Daskal, Yael Shapira au violoncelle, Elyasaf Bishari, oud, Sherrod Barnes à la guitare, Julia Klain, violon, Itamar Doari, percussions, Karen Malka, chant.

Pour découvrir le génie d’Avishai on écoute ce soir Dreaming / Elli / Bass Suite / Feediop / Madrid / Mediterranean Sun / Olympus / Nu Nu

Semaine prochaine 30 octobre « The Rita Reys Songbooks »

Bonne semaine à toutes et tous

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°7 2017-2018 « JAZZ LADIES IN JAZZ… » – 16 OCTOBRE 2017

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En 1920 l’industrie du disque connut avec l’avènement des « race records », une véritable révolution. Jusqu’alors, les dirigeants des grandes compagnies de disques n’avaient compté au nombre de leurs clients qu’une faible partie du public noir, appartenant à une classe moyenne qui, par souci d’intégration dans le monde dominant des blancs, refusait de prêter à cette musique de couleur toute l’attention qu’elle aurait méritée, la méprisait. Les premiers grands succès du jazz proche phonétiquement du terme argotique graveleux de « jass », remontent à 1917 et sont dus aux prestations de « l’Original Dixieland Jass Band », un orchestre de musiciens blancs dont la facture musicale put apparaître comme extrêmement novatrice. En ce qui concerne le blues, le premier raz de marée fut porté par des femmes noires – les seul clients à l’époque des « race records » étaient les blancs mâles – qui constituèrent le réceptacle idéal des phantasmes masculins des blancs américains des années 1920. Petit à petit un vivier de chanteuses de blues se constitua avec des chanteuses aussi prestigieuses que Mamie Smith puis Alberta Hunter, Ma Rainey et « l’Impératrice du blues » entre toutes, Bessie Smith qu’évoqua Campus Meeting Jazz dans deux émissions consacrées au « Blues à l’origine du jazz » en février 2016. Suivront dans le style stricto sensu du jazz des chanteuses merveilleuses comme Ella Fitzgerald, Billie Holiday ou Sarah Vaughan. Il y eut également des chanteuses blanches remarquables comme Anita O’Day, Peggy Lee ou June Christie. Dans le rhuthm and blues s’imposeront les noms de Sister Rosetta Tharpe, Memphis Minnie ou Lavern Baker; dans le Free Jazz ceux de Jeanne Lee ou d’Abbey Lincoln. Aujourd’hui China Moses, Erikah Badu, de belles voix noires, disputent la gloire à des voix aussi prestigieuses que celles de Diana Krall, Melody Gardot ou à l’une des dernières arrivées, Nikki Yanofsky.

Ladies in Jazz are…Bessie Smith in Down Hearted Blues / Memphis Minnie in Me And My Chauffeur / Mamie Smith in Crazy Blues / Gertrud Ma Rainey in Prove It On Me Blues / Sister Rosetta Tharpe in Trouble In Mind / Ella Fitzgerald in S’ Wonderful / Sarah Vaughan in Lullaby Of Birdland / Anita O’ Day in Honeysuckle Rose / June Christy in Kissing Bug / Abbey Lincoln in Afro Blue / Billie Holiday in Let’s Call The Whole Thing Off / Peggy Lee in Fever / Melody Gardot in Don’t Talk / China Moses in Watch out / Nikki Yanofsky in Little Secret

La semaine prochaine ce sera le contrebassiste Avishai Cohen

Bonne semaine à toutes et tous

Cordialement

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°6 2017-2018 « BEN SIDRAN… PIANISTE, ORGANISTE ET CHANTEUR » – 09 OCTOBRE 2017

Ben Sidran
Ben Sidran à son piano


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Ben Sidran, pianiste, organiste, chanteur, homme de radio et de télévision et écrivain, est né le 14 août 1943 à Chicago, Illinois. Il grandit à Racine dans le Wisconsin. Il apprend le piano à l’âge de sept ans. Etudiant, il intègre le groupe « The Ardells », un groupe de blues rock, de Steve Miller bien connu dans les années 1967 sur la scène rock et du blues blanc U.S. Il participe à quelques albums de Steve Miller (« Children of The Future » en septembre 1968, «Brave New World » en septembre 1969). Il s’exile alors à Londres en 1969 pour préparer un doctorat dans l‘Université du Sussex. Dans les années 70 il collabore encore avec Peter Frampton, Eric Clapton, Jesse Davis et les Rolling Stones. Son premier disque « Feel Your Goove » paraît en 1971 sur la Côte Ouest, il écrit par la suite un ouvrage sur la musique afro-américaine : « Black Talk » et, devient en même temps responsable d’une émission de télévision appelée « The Week-End Starts Now ». Entre 1976 et 1979 il enregistre pour le compte de la firme de disques Arista avec Woody Shaw, Blue Mitchell, Anthony Williams. En 1979 est publié « The Cat And The Hat » avec le guitariste Lee Ritenour, le saxophoniste Joe Henderson qui nous a quittés en 2001 et, le batteur Steve Gadd. Sont enregistrés dans les années 80… « Old Songs For The New Depression » avec l’altiste Richie Cole, « Bop-City » avec le saxophoniste Phil Woods et le contrebassiste Eddie Gomez, « Live At The Elvehjem Art Museum » avec encore un contrebassiste : Richard Davis. Il se produit en solo au Festival de Jazz de Paris en 1986 puis, il revient en Europe en 1988 avec un tube qui le propulse vers le succès… « Hot Touch ».

Pianiste, chanteur, en même temps érudit de l’univers du jazz, Ben Sidran est un phénomène à part dans la musique de jazz car il a un répertoire composé à la fois de standards et de créations originales où l’humour n’est jamais absent dans les arrangements. Sa voix à la fois grave et rauque est très caractéristique et son jeu de piano, fortement influencé par les boppers, est à la fois « clair » et swinguant. Ben Sidran est un grand musicien dans le jazz contemporain.

Liste des titres de cette soirée. Too much too late/Shaboogie/Thank God for the F Train/Soso’s Dream/Blue Camus/The King of Harlem/Wake me when it’s over/Blowin’ in the wind/Tangled up in blue/The times they are changin’/Language of the Blues

La semaine prochaine « Ladies in Jazz »

Début novembre : Weather Report revient sur deux semaines. L’événement de cette rentrée.

Bonne semaine

Jean Claude

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CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°5 2017-2018 « ILLINOIS JACQUET, DON BYAS & BEN WEBSTER OU LE SAXOPHONE DANS LE MIDDLE JAZZ (1929-1945) » – 02 OCTOBRE 2017

Ben Webster & Don Byas
Ben Webster et Don Byas
Ben Webster & Illinois Jacquet
Ben Webster et Illinois Jacquet


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Illinois Jacquet
Jean-Baptiste Jacquet après l’étude de la batterie, se consacre au saxophone soprano et au saxophone alto dont il joue dans des orchestres locaux dans les années 30. Ayant adopté finalement le saxophone ténor, il joue dans l’orchestre de Floyd Ray en 1941. Engagé par Lionel Hampton la même année, il s’impose en vedette avec son fameux solo sur « Flying Home ». Il passe ensuite en 1943-44 chez Cab Calloway puis chez Count Basie en 1945-46, enfin dans la troupe du « Jazz at the Philharmonic ». Il a l’occasion ainsi de se rendre plusieurs fois en Europe et notamment en France, au Festival de Nice et à celui de Villeneuve-sur Lot. En 1944 il est quasiment la vedette du film « Jammin’ the Blues ». Il décède le 22 juillet 2004 à New York.
Soliste exubérant au ténor, il est également hyper lyrique dans les pièces en tempo lent.

Don Byas
Wesley Carlos Byas, surnommé « Don », est né dans l’Oklahoma à Muskogee le 21 octobre 1912 d’une mère indienne Cherokee. Très jeune il joue du saxophone alto dans les orchestres de Bennie Moten et de Walter Page. Il fond son premier orchestre en 1931 puis est engagé par Lionel Hampton en 1934 en Californie. Il joue par la suite avec des chefs comme Lucky Millinder, Andy Kirk, Coleman Hawkins, avant de remplacer Lester Young dans l’orchestre de Count Basie de 1941 à 1943. En 1944 on le trouve chez Dizzy Gillespie puis chez Don Redman qu’il accompagne en France en 1946. Il décide alors de se fixer en Europe. Il meurt à Amsterdam le 24 août 1972.
C’est un saxophoniste altiste à l’aise dans la ballade avec une sonorité voluptueuse.

Ben Webster
Benjamin Francis Webster est originaire de Kansas City où il est né le 27 février 1909. Il commence par étudier le violon, le piano puis le saxophone. Il joue du saxophone ténor chez Bennie Moten, Andy Kirk, Bennie Carter ou Fletcher Henderson. Il connaît la célébrité par son passage chez Duke Ellington de 1940 à 1943. Il forme alors son propre groupe à Kansas City puis c’est la rencontre avec Count Basie en 1953 et peu de temps après, celle du Jazz at the Philharmonic. Il est en Europe, au Danemark et en Hollande, dans les années 1965. Il meurt le 20 septembre 1973 à Amsterdam.
Ben Webster a un style voisin de celui de Coleman Hawkins, avec un son tantôt fougueux tantôt très moelleux dans la mélodie langoureuse.

Illinois Jacquet : Flying home / Ghost of a chance / Memories of you / Jacquet Bounce / Jumpin’ at Apollo / Blue satin
Don Byas : Candy / Cherokee / Tenderly / September song / Roses of Picardy
Ben Webster : Just A-sittin’ and A-rockin’ / Chelsea Bridge / I got it bad and that ain’t good / Blues Mr Brim

A la semaine prochaine pour de nouvelles aventures jazzistiques !

La semaine prochaine sur Campus Meeting Jazz : « Le pianiste, organiste et chanteur Ben Sidran »

Bonne semaine

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »