CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°4 2017-2018 « NEO BOP ET HARD BOP AVEC LEE MORGAN ET ART BLAKEY » – 25 SEPTEMBRE 2017

The sidewinder

La pochette de l’album de Lee Morgan


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Le Hard Bop fait suite au style Bebop dans les années 1955-60. Le Hard Bop a un rapport avec la reconnaissance de l’identité noire américaine suivant le slogan : « Black is beautiful ». Par ailleurs ce mouvement musical s’inscrit en réaction contre le style « Jazz Cool » né en 1949 aux Etats-Unis avec la parution de l’album de Miles Davis et de son orchestre, « The Birth of the Cool », dont le style West Coast éminemment blanc s’inspirera aussi. Un fait supplémentaire s’ajoute à la réaction des « Hardboppers » des années 60 ; le Hard Bop correspondrait (un hasard ?) à la montée du Rhythm and Blues chez les noirs américains dans les années 1950. On cite le musicien Tadd Dameron qui enregistre du rhythm and blues avant de rejoindre le style Hard Bop, rhythm and blues dont Elvis Presley sera aussi l’héritier en juin 1953 avec l’enregistrement de son premier disque dédié à sa mère Gladys : « My happiness ». Mais ceci est une autre histoire. En fait et pour en revenir au Hard Bop, ce dernier mêle savamment les influences gospel et blues dans sa structure et son rythme, notamment en ce qui concerne les partitions du piano et du saxophone au sein de l’orchestre. Le Hard Bop opte aussi, généralement, pour un tempo plus lent que celui du Bebop. Le rythme est plus marqué que dans le Bebop ; notamment avec des batteurs comme Art Blakey et Max Roach. La plupart du temps le Hard Bop est interprété en quintet organisé de la façon suivante : une section rythmique avec le pianiste, le bassiste et le batteur, une section de solistes avec le saxophoniste et le trompettiste. Pour ces derniers on cite souvent le trompettiste Clifford Brown et le saxophoniste Sonny Rollins. Enfin, comme du rhythm and blues au Soul Jazz il n’y a qu’un pas, le Soul Jazz succèdera au Hard Bop dans les années 1960 avec par exemple un musicien comme Jackie McLean, qui saura réaliser la fusion entre le Hard Bop et le Jazz Modal, cher à des musiciens comme John Coltrane et Miles Davis.

El Toro par Art Blakey/Blue Lace par Art Blakey/The Sidewinder par Lee Morgan/Boy, what a night par Lee Morgan/George’s Dilemma par Clifford Brown/Take the A Train par Clifford Brown/Dr Jackyll & Mister Funk par Jackie McLean.

La semaine prochaine: « Les saxophonistes Illinois Jacquet, Don Byas, Ben Webster »

Bonne semaine

Jean Claude

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