CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°33 2016-2017 « JAZZ ET CINEMA » – 29 MAI 2017

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Les tripes au soleil. Un film de Claude Bernard-Aubert sorti en 1959


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Cette émission intervient alors que le dernier Festival de Cannes, version 2017, s’est achevé hier soir, dimanche 28 mai. Après le premier film parlant que fut « le Chanteur de Jazz » en 1927 d’Alan Crosland, les rapports du jazz avec le cinéma se déclinent de différentes façons.

« le jazz filmé ». Autrement dit, il s’agit des nombreux concerts filmés ou des documentaires sur les interprètes comme celui, remarquable, de Charlotte Zwerin en 1989 sur Thelonious Monk « Straight, no Chaser ».

« Le monde du Jazz ». A travers le cinéma, avec des scénarios comme le « Jeune homme à la trompette » de Michael Curtiz avec Kirk Douglas et Lauren Bacall en 1949 (« The Young Man with a Horn » de Dorothy Baker), « Paris Blues » de Martin Ritt en 1961 avec Armstrong et Ellington, « Just Friends » de Marc-Henri Wainberg avec Archie Shepp en 1993. On citera encore des célébrations de musiciens comme celles de de Glenn Miller avec « Glenn Mille Story » d’Anthony Mann en 1953, « Lady Sings the Blues » de Sidney J. Fury en 1973 sur Billie Holiday ou encore, « Bix » de Pupi Avati en 1991 sur la vie de Bix Beiderbecke déjà reprise dans « Le Jeune homme à la trompette » que l’on vient de mentionner, sans oublier enfin le fameux « Bird » consacré à Charlie Parker, de Clint Eastwood, en 1988.

« Les compositions originales » comme « Anatomy of a Murder » d’Otto Preminger en 1959 avec Duke Ellington, « Ascenseur pour l’échafaud » de Louis Malle en 1957 avec sa musique non écrite, improvisée par Miles Davis, « Des femmes disparaissent d’Edouard Molinaro en 1959 avec Art Blakey, « Blow Up » en 1967 d’Antonioni avec la musique d’Herbie Hancock.

« Les arrangeurs ». De nombreux mélodistes ont œuvré dans cet univers : Quincy Jones, Lalo Schifrin, Neal Hefti, Johnny Mandel, Marty Paich et bien sûr Gil Evans ou Carla Bley qui participa à la musique du film français « Mortelle Randonnée » avec Isabelle Adjani et Michel Serrault en 1983. Ces arrangeurs vont permettre de faire exister à l’écran quelques-unes des vedettes de la chanson, de Sinatra à Dean Martin, de Sammy Davis à Doris Day avec des compositeurs souvent connus pour d’autres exercices et non a priori pour le jazz, comme Michel Legrand, Elmer Bernstein pour « L‘Homme au bras d’or » d’Otto Preminger en 1955, John Barry ou John Williams.

Un monde merveilleux, ouvert par les liens qui se sont très vite tissés entre la musique de jazz et l’univers du cinéma. Ces deux arts majeurs qui sont apparus au cours du XXème siècle.

Caravan de Duke Ellington film Whiplash 2014 / Girl in Black de Gato Barbieri film Le Dernier Tango à Paris 1972 / No Hay Problema de Barney Wilen/Art Blakey film Les Liaisons Dangereuses 1960 1960 / Les Tricheurs d’Oscar Peterson film Les Tricheurs 1958 / Blues pour Vava d’Art Blakey film Des Femmes Disparaissent 1958 / On Impulse d’Oliver Nelson & Sonny Rollins film Alfie 1966 / Flirtbird de Duke Ellington film Anatomy of a Murder 1959 / Paris Saint-Tropez d’Henri Crolla & André Hodeir film Saint-Tropez Blues 1960 / Les Félins main title de Lalo Schifrin film Les Félins 1964 / Everybody’s Talkin’ de John Barry film Midnight Cowboy 1969 / Les Yeux Noirs de Django Reinhardt par le Rosenberg Trio film Django 2017 / Minor Swing de Django Reinhardt par le Rosenberg Trio film Django 2017 / Nuit sur les Champs-Elysées de Miles Davis film Ascenseur pour l’Echafaud 1958

Pas d’émission la semaine prochaine lundi 5 juin en raison des Fêtes de la Pentecôte. On se retrouve le 12 juin en direct et à 19 heures avec le pianiste John Taylor.

Bonne semaine à vous

Jean Claude

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