CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°29 2016-2017 « DU RHYTHM AND BLUES AU JAZZ… UNE CONTINUITE ? » – 10 AVRIL 2017

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Un genre qui réconcilie le jazz et la danse


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Le « Rhythm and blues » est un genre populaire de la musique afro-américaine apparu dans les années 1940. Ce genre mêlait à son point de départ des éléments issus du gospel, du blues et du jazz. Au début des années 1950, le terme va s’appliquer au blues puis, dans les années 1960, avec l’apparition du « blues électrique », le terme fera référence à une musique rythmée hyper amplifiée , dans les années 1970, on parlera de « funk », enfin dans les années 1980 et jusqu’à ce jour, le terme regroupera les éléments du « funk », du « hip-hop », de la « dance » et de la « pop »…

En ce qui concerne maintenant les passerelles entre le rhythm and blues et le jazz, le sujet qui nous préoccupe, on préférera parle pour les définir, de « Jump blues ». Qu’est-ce que le Jump blues ? Le « Jump Blues » se caractérise d’abord par un tempo élevé dans les big bands de l’époque swing, il s’agit ensuite d’un tempo qui est accompagné de vocaux syncopés et énergétiques avec des instruments de musique amplifiés comme la guitare électrique, un saxophone ténor souvent « hurleur », enfin une batterie omniprésente. Les musiciens importants de ce courant ont d’abord été Wynonie Harris, Louis Jordan, Big Joe Turner…

Le Jump Blues sera lancé par de grands orchestres comme ceux de Lionel Hampton et de Lucky Millinder. On cite aussi des musiciens comme Jack McVea, Earl Bostic, Arnett Cobb. C’est effectivement Lionel Hampton qui fera apparaître le premier big band « blues » dans les années 1940 avec son fameux « Flying Home », célèbre « race record » de 1942, avec sa partie de saxophone due à Illinois Jacquet. D’autres artistes ont pris la relève du genre comme Jackie Brenston, Roy Brown, Tiny Grimes, Johnny Otis, Smiley Lewis, T Bone Walker, Joe Liggins, Paul Williams et bien d’autres…

La réponse à la question posée dans le titre de cette émission paraît donc évidente. Le jazz, en se réinscrivant dans son style premier qui était celui de la danse, a bien su démontrer la continuité entre le rythme et un jazz « décomplexé ».

Pour découvrir le « Jump Blues »… « High Heel Sneakers » par Johnny Otis / « Flying Home » par Lionel Hampton / « Flamingo » par Earl Bostic / « Smokey Joe’s Cafe » par the Robins / « Fast Track » par Earl Bostic / « Shotgun » par Junior Walker / « Bootsie » par Bull Moose Jackson / « Do The Boomrang » par Junior Walker / « Rock Around The Clock » par Hal Singer / « Rockin’ All Days » par Jimmy McCracklin / « Well Oh Well » par Tiny Bradshaw / « We Love To Boogie » par Dizzy Gillespie, Freddy Strong & John Coltrane / « No No Baby » par Fats Domino / « My Real Gone Rocket » par Jackie Brenston / « Jumpin’ In The Morning » par Ray Charles / « Bear Cat » par Rufus Thomas

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Jean Claude

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