CAMPUS MEETING JAZZ – EMISSION N°18 2016-2017 « LES TROMPETTISTES DE JAZZ DE L’EPOQUE HEROÏQUE » – 23 JANVIER 2017

téléchargement
La trompette de jazz


Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Au commencement était la trompette : l’instrument-roi du jazz. Ce n’est pas un hasard si le premier musicien a avoir été appelé « King » (Le Roi) était un trompettiste, le légendaire Charles Buddy « King » Bolden qui jouait à la Nouvelle-Orléans dans les années 1890. Lui succéda quelques années plus tard, Joe « King » Oliver avec son Creole Jazz Band des années 1920. La trompette a atteint la suprématie sur les autres instruments par ses qualités intrinsèques comme son timbre magnifique, son volume sonore à la fois puissant et suave, ses attaques fulgurantes au sein de l’orchestre, ses effets de sourdine et à l’inverse, ses effets « wa wa » à la Bubber Miley dans l’orchestre de Duke Ellington. Dans les orchestres de la Nouvelle-Orléans fut d’abord utilisé le cornet à pistons puis Louis Armstrong le remplaça par la trompette en 1927. Cependant quelques musiciens resteront fidèles au cornet comme Rex Stewart et, en France, à une époque plus récente, Boris Vian. Il y a une grande diversité de styles et de climats avec des musiciens comme King Oliver au son délicat, Louis Armstrong et ses belles envolées, Tommy Ladnier et son austérité, Bix Beiderbecke et sa poésie, Bill Coleman et son élégance… Bien que supplantée dans l’orchestre par la guitare et le saxophone, la trompette restera à jamais l’instrument qui a donné ses premières couleurs au jazz.

« A Daniel Consolino. Mon ami.
Tu adorais le blues, le jazz. Combien de fois avons nous juré tous deux que nous irions un jour écouter sur scène notre bluesman préféré, John Mayall ? Tu m’as rappelé un jour que je t’avais fait découvrir Miles Davis. Alors, il y a peut-être une année, je t’ai envoyé à Aix-en-Provence où tu habitais, une compilation de Miles que j’avais faite spécialement pour toi. Je me souviens qu’il y avait « In A Silent Way » de 1969, des extraits de l’album « Bitches Brew » de 1970, que tu appréciais particulièrement, « Bags’ Groove » et « The Man I Love » de 1954.

Ce soir, pour nous dire « au revoir », cher Daniel, nous écouterons ensemble « Bags’ Groove » et « In A Silent Way »… cette musique du silence de Miles avec à la fin ces quelques notes qui se perdent dans l’espace. »

Nous écoutons,

« Bags’ Groove » (Hommage à Daniel) de Miles Davis 1954 / « High Society Rag » de King Oliver 1923 / « West End Blues » de Louis Armstrong 1928 / « Weary Blues » de Tommy Ladnier 1938 / « Franklin’ Street Blues » de Bunk Johnson 1942 / « Singin’ The Blues » de Bix Beiderbecke 1927 / « I Can’t Get Started » de Bunny Berigan 1937 / « St James Infirmary » de Bubber Miley 1930 / « Concerto For Cootie » de Cootie Williams 1940 / « Muskrat Ramble » de Boris Vian 1945 / « I’ve Found A New Baby » de Boris Vian 1946 / « Honeysuckle Rose » de Boris Vian 1945 / « In A Silent Way » ( Hommage à Daniel) de Miles Davis 1969.

La semaine prochaine ce sera « Ginger Baker, le drummer »

Jean Claude

« Campus Meeting Jazz is really 100% Jazz Music only ! »